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	<title>Speculand - le blog de la crise</title>
	<link>http://speculand.com/</link>
	<description>Objectif : mettre les comp&#233;tences des membres d'Attac au service d'une contre-information face au d&#233;ferlement m&#233;diatique quotidien sur la crise.
Contenus : des textes courts et sign&#233;s qui collent &#224; l'actualit&#233;, des images et vid&#233;os avec possibilit&#233; de r&#233;action des internautes.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Bienvenue au Delaware</title>
		<link>http://www.speculand.com/Bienvenue-au-Delaware</link>
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		<dc:date>2009-04-04T07:51:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Tosti</dc:creator>


		<dc:subject>Paradis fiscaux</dc:subject>
		<dc:subject>Etats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>OCDE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg, &#233;tait tr&#232;s en col&#232;re au soir du 2 avril, apr&#232;s que l'OCDE eut publi&#233; ses listes blanche, grise et noire concernant les paradis fiscaux. Pour notre part, nous aurions volontiers plac&#233; le Luxembourg dans la liste noire plut&#244;t que dans la grise, mais les crit&#232;res d'appr&#233;ciation de l'OCDE ne sont visiblement pas les m&#234;mes que les n&#244;tres. Reconnaissons quand m&#234;me que, dans sa feinte col&#232;re, Jean-Claude Juncker n'avait pas tort sur tous les points, notamment (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.speculand.com/+-OCDE-+" rel="tag"&gt;OCDE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_112 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:240px;'&gt;
&lt;img src='http://www.speculand.com/IMG/jpg/delaware.jpg' width=&quot;240&quot; height=&quot;180&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg, &#233;tait tr&#232;s en col&#232;re au soir du 2 avril, apr&#232;s que l'OCDE eut publi&#233; ses listes blanche, grise et noire concernant les paradis fiscaux. Pour notre part, nous aurions volontiers plac&#233; le Luxembourg dans la liste noire plut&#244;t que dans la grise, mais les crit&#232;res d'appr&#233;ciation de l'OCDE ne sont visiblement pas les m&#234;mes que les n&#244;tres. Reconnaissons quand m&#234;me que, dans sa feinte col&#232;re, Jean-Claude Juncker n'avait pas tort sur tous les points, notamment lorsqu'il montrait du doigt les &#201;tats-Unis, blancs comme neige selon l'OCDE, alors que plusieurs &#201;tats de la f&#233;d&#233;ration sont des havres de bonheur paisible pour les soci&#233;t&#233;s &lt;i&gt;offshore&lt;/i&gt;. Au premier rang d'entre eux, le Delaware.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Delaware est un minuscule &#201;tat de la c&#244;te Est des &#201;tats-Unis, mesurant en tout et pour tout 161 km de long sur 48 de large, pour une superficie totale de 6 452 km2. S'il se vante d'&#234;tre le premier &#201;tat &#224; avoir ratifi&#233; la constitution des &#201;tats-Unis en 1787, il est le dernier, ou l'un des derniers, &#224; avoir aboli l'esclavage, ne signant le treizi&#232;me amendement &#224; la Constitution qu'en 1901. Mais ce qui nous int&#233;resse aujourd'hui n'est pas l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les chiffres fournis par le site internet officiel du Delaware, cet &#201;tat, de la taille d'un d&#233;partement fran&#231;ais, abrite plus de 850 000 soci&#233;t&#233;s qui y ont &#233;tabli leur si&#232;ge, dont plus de 50 % des soci&#233;t&#233;s am&#233;ricaines cot&#233;es en bourse. &#192; quoi on ajoutera que 63 % des cinq cents plus grosses fortunes des &#201;tats-Unis y ont trouv&#233; refuge. Cet engouement n'est pas nouveau (le Delaware est un paradis fiscal depuis le d&#233;but du XXe si&#232;cle), mais il s'est mondialis&#233; depuis quelques d&#233;cennies, globalisation oblige.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut dire que le Delaware offre bien des avantages, notamment fiscaux : les soci&#233;t&#233;s &lt;i&gt;offshore&lt;/i&gt; (ne pratiquant pas leur activit&#233; dans le Delaware, autrement dit la plupart d'entre elles) n'y paient aucun imp&#244;t sur leurs b&#233;n&#233;fices ni sur les dividendes, ne sont assujetties &#224; aucun droit de succession, n'ont pas besoin de fournir de comptes annuels (la tenue de livres comptables est facultative). Tout juste leur demandera-t-on une taxe annuelle symbolique d'environ 300 dollars. Ajoutons, &#231;a peut servir au moins en dehors de l'Union europ&#233;enne, que le Delaware n'est pas soumis aux &lt;i&gt;sales taxes&lt;/i&gt; (l'&#233;quivalent am&#233;ricain de la TVA).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, il suffit d'un jour ou deux pour installer sa soci&#233;t&#233; au Delaware, les formalit&#233;s &#233;tant r&#233;duites au strict minimum. L'ouverture d'un compte bancaire n'est pas obligatoire, mais se r&#233;v&#232;le elle aussi int&#233;ressante, puisque la Banque centrale ne demande pas les noms des v&#233;ritables propri&#233;taires de la soci&#233;t&#233; et que de toute fa&#231;on les b&#233;n&#233;fices ne seront pas impos&#233;s. Et surtout, outre le dumping fiscal, le Delaware propose aux soci&#233;t&#233;s un v&#233;ritable dumping juridique : les tribunaux ne cachent pas leur pr&#233;jug&#233; favorable au business, et, face aux diverses plaintes, ils donnent presque toujours raison aux directions d'entreprises, d'autant que la plupart des verdicts sont rendus dans le cadre de proc&#232;s sans jurys. En outre, le droit est constamment modifi&#233; en fonction des besoins des entreprises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'administration Obama va-t-elle changer quelque chose &#224; cela ? On peut en douter : Joe Biden, actuel vice-pr&#233;sident des &#201;tats-Unis, fut s&#233;nateur du Delaware de janvier 1973 &#224; d&#233;cembre 2008 !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un lien qui vous en dira plus que toute autre explication :
&lt;a href='http://www.delaware-corporate.com/' class='spip_out'&gt;http://www.delaware-corporate.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les &#171; n&#233;ocons &#187; sont toujours l&#224;</title>
		<link>http://www.speculand.com/Les-neocons-sont-toujours-la</link>
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		<dc:date>2008-12-12T13:45:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Tosti</dc:creator>


		<dc:subject>Les politiques</dc:subject>
		<dc:subject>Etats-Unis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le S&#233;nat am&#233;ricain n'a pu trouver d'accord sur le plan de sauvetage de l'industrie automobile. Qu'un tel plan soit ou non n&#233;cessaire n'est pas ici la question. Interrogeons-nous plut&#244;t sur les raisons de cet &#233;chec, plut&#244;t inattendu, imputable &#224; la forte minorit&#233; r&#233;publicaine. Cette derni&#232;re, &#224; juste titre pourrait-on penser, exigeait des garanties de la part des constructeurs en &#233;change des milliards de dollars qu'on &#233;tait pr&#234;t &#224; leur accorder. Mais quelles garanties ? Essentiellement, comme le proposait le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.speculand.com/+-Etats-Unis-+" rel="tag"&gt;Etats-Unis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_66 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:287px;'&gt;
&lt;img src='http://www.speculand.com/local/cache-vignettes/L287xH340/senat-f102c.jpg' width='287' height='340' alt=&quot;&quot; style='height:340px;width:287px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;Le S&#233;nat am&#233;ricain n'a pu trouver d'accord sur le plan de sauvetage de l'industrie automobile. Qu'un tel plan soit ou non n&#233;cessaire n'est pas ici la question. Interrogeons-nous plut&#244;t sur les raisons de cet &#233;chec, plut&#244;t inattendu, imputable &#224; la forte minorit&#233; r&#233;publicaine. Cette derni&#232;re, &#224; juste titre pourrait-on penser, exigeait des garanties de la part des constructeurs en &#233;change des milliards de dollars qu'on &#233;tait pr&#234;t &#224; leur accorder. Mais quelles garanties ? Essentiellement, comme le proposait le s&#233;nateur Bob Corker, celle de r&#233;duire d&#232;s 2009 le co&#251;t de la main-d'&#339;uvre afin d'&#171; am&#233;liorer la comp&#233;titivit&#233; &#187;, face notamment aux Japonais. Selon Corker, il est &lt;i&gt;&#171; illusoire de penser qu'un groupe qui d&#233;pense 71 dollars pour une heure de travail puisse concurrencer une entreprise de la m&#234;me industrie qui ne d&#233;pense que 49 dollars &#187;&lt;/i&gt;. La proposition r&#233;publicaine a &#233;t&#233; transmise aux syndicats, qui l'ont refus&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une fois de plus, comme c'est h&#233;las le cas en France o&#249; r&#232;gnent d'autres n&#233;o-conservateurs tout aussi born&#233;s, on entend r&#233;soudre la crise en rognant encore plus sur la part salariale, d&#233;j&#224; bien entam&#233;e depuis bient&#244;t trente ans. Faut-il le r&#233;p&#233;ter, un plan de relance qui ne relancerait pas la consommation, mais qui au contraire augmenterait la paup&#233;risation, ne peut qu'&#233;chouer. Barack Obama semble l'avoir compris. Mais aura-t-il la volont&#233; politique et la latitude n&#233;cessaires pour entamer un &lt;i&gt;New Deal&lt;/i&gt; social ? Nous le saurons d'ici quelques semaines, mais beaucoup en doutent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les lobbies dans la crise</title>
		<link>http://www.speculand.com/Les-lobbies-dans-la-crise</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.speculand.com/Les-lobbies-dans-la-crise</guid>
		<dc:date>2008-11-13T06:41:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Layalle</dc:creator>


		<dc:subject>Etats-Unis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'article traduit ci-apr&#232;s, paru dans le plus grand quotidien &#233;tasunien (tirage 2,25 millions d'exemplaires/jour) montre &#224; quel niveau d'ind&#233;cence et de cynisme conduit l'institutionnalisation du lobbying, au coeur m&#234;me de la crise. Aux USA, cette pratique est consacr&#233;e par la loi [1], une loi qui n'en limite gu&#232;re les exc&#232;s mais qui permet au moins d'avoir quelques informations sur les op&#233;rations lobbyistes. Dans l'UE comme dans les parlements europ&#233;ens nationaux, aucune r&#233;glementation s&#233;rieuse (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_39 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:143px;'&gt;&lt;img src='http://www.speculand.com/IMG/jpg/usa-today.jpg' width=&quot;143&quot; height=&quot;90&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;L'article traduit ci-apr&#232;s, paru dans le plus grand quotidien &#233;tasunien (tirage 2,25 millions d'exemplaires/jour) montre &#224; quel niveau d'ind&#233;cence et de cynisme conduit l'institutionnalisation du lobbying, au coeur m&#234;me de la crise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aux USA, cette pratique est consacr&#233;e par la loi&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Le &#171; lobbying disclosure act &#187; de 1995, r&#233;vis&#233; en 2007' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;, une loi qui n'en limite gu&#232;re les exc&#232;s mais qui permet au moins d'avoir quelques informations sur les op&#233;rations lobbyistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'UE comme dans les parlements europ&#233;ens nationaux, aucune r&#233;glementation s&#233;rieuse n'existe ce qui permet aux lobbyistes de rester dans une semi-clandestinit&#233; alors qu'ils sont entre 15 000 et 20 000 &#224; Bruxelles, plus nombreux que les fonctionnaires europ&#233;ens en charge de la gestion de l'UE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus de 160 ONGs en Europe et 18 en France (&#224; ce jour) se sont group&#233;es en vue d'obtenir l'enregistrement obligatoire des lobbyistes, des int&#233;r&#234;ts qu'ils repr&#233;sentent et de l'argent qu'ils y consacrent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette revendication n'est naturellement qu'une &#233;tape : Il ne s'agit pas seulement de conna&#238;tre mais aussi de combattre l'influence du pouvoir &#233;conomique et financier, responsable de la crise actuelle, qui a le culot de pr&#233;tendre guider les d&#233;cisions politiques pour en sortir.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;h3 class='h3 spip'&gt;Ce que les banques soutenues par le plan Paulson ont d&#233;pens&#233; en lobbying&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article de Matt Kelley, USA Today (7/11/08)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;WASHINGTON &#8211; 19 banques empochant l'argent du contribuable du d&#233;partement du tr&#233;sor ont d&#233;pens&#233; 32.4 millions de dollars en lobbying sur le gouvernement f&#233;d&#233;ral pendant les 9 premiers mois de cette ann&#233;e. Leur &#171; lobbying disclosure report &#187;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Note du traducteur : rapport p&#233;riodique et obligatoire aux USA des (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt; montre que, au total, le tr&#233;sor investit dans ces banques 159 milliards de dollars des 700 milliards approuv&#233;s par le congr&#232;s le mois dernier. Aucune des banques n'a annonc&#233; son intention d'arr&#234;ter son lobbying.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lobbying par l'industrie financi&#232;re avant et pendant la crise financi&#232;re est notoire et critiqu&#233; par des associations de consommateurs, des membres du congr&#232;s et le Pr&#233;sident &#233;lu Barack Obama lui-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Il est ridicule que les coupables de ce g&#226;chis doivent &#234;tre les gens dictant au congr&#232;s comment en sortir &#187; a d&#233;clar&#233; Katleen Day de l'association sans buts lucratifs &#171; Centre pour des pr&#234;ts responsables &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le s&#233;nateur Dianne Feinstein, repr&#233;sentante de Californie, a commenc&#233; &#224; &#233;crire une proposition de loi pour interdire l'aide gouvernementale sur fonds publics aux lobbyistes apr&#232;s avoir appris que le g&#233;ant American International Group continuait son lobbying apr&#232;s avoir re&#231;u 123 milliards de pr&#234;ts garantis par le gouvernement. &#171; AIG a suspendu son lobbying le 20 octobre &#187; a d&#233;clar&#233; Joe Norton, porte parole de la compagnie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans une d&#233;claration, Feinstein a d&#233;clar&#233; : &#171; Il serait incons&#233;quent pour ces soci&#233;t&#233;s de mal utiliser l'argent public dans le lobbying &#187;. Alors que la loi f&#233;d&#233;rale interdit l'usage des pr&#234;ts f&#233;d&#233;raux, subventions ou argent des contrats pour du lobbying, Gil Duran, porte-parole de Feinstein, a d&#233;clar&#233; : &#171; Feinstein veut s'assurer que l'interdiction s'applique aussi aux investissements, pr&#234;ts garantis et autres aides d'urgence offertes aux soci&#233;t&#233;s financi&#232;res &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lobbyiste de l'industrie financi&#232;re Scott Talbott a dit que ces restrictions n'&#233;taient pas n&#233;cessaires :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Washington est &#224; l'affut. Le monde est &#224; l'affut. Les soci&#233;t&#233;s seront capable de montrer comment elles utilisent l'argent &#187; dit Talbot, vice-pr&#233;sident senior du &#171; financial service roundtable &#187;, un groupement commercial qui repr&#233;sente 21 grandes banques b&#233;n&#233;ficiaires d'investissements gouvernementaux, ajoutant &#171; L'argent du lobbyisme viendra d'autres sources &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Feinstein et d'autres ont critiqu&#233; AIG le mois dernier pour avoir pay&#233; &#224; ses cadres une &#171; retraite &#187; &#224; 440 000 $ apr&#232;s avoir re&#231;u l'aide gouvernementale. Les registres montrent que AIG a d&#233;pens&#233; en 2007 et &#224; ce jour 9.5 millions de dollars en lobbying.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Norton a affirm&#233; que AIG a cess&#233; son action d'influence sur la l&#233;gislation et les r&#232;glements mais ses lobbyistes &#171; continuent &#224; suivre les politiques et avoir des discussions g&#233;n&#233;rales &#187; avec les juristes et les l&#233;gislateurs. Il a dit que &#171; AIG n &#8216;avait pas de plan pour virer ses lobbyistes ou ses soci&#233;t&#233;s de lobbying &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;Le &#171; lobbying disclosure act &#187; de 1995, r&#233;vis&#233; en 2007&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;Note du traducteur : rapport p&#233;riodique et obligatoire aux USA des lobbyistes sur leur activit&#233; dans le cadre de la loi f&#233;d&#233;rale &#171; lobbying disclosure act &#187; de 1995&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Adieu Bush junior et le cauchemar am&#233;ricain, bienvenu OBAMA et l'esp&#233;rance mondiale</title>
		<link>http://www.speculand.com/Adieu-Bush-junior-et-le-cauchemar-americain-bienvenu-obama-et-l-esperance-mondiale</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.speculand.com/Adieu-Bush-junior-et-le-cauchemar-americain-bienvenu-obama-et-l-esperance-mondiale</guid>
		<dc:date>2008-11-05T09:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Djilali Benamrane</dc:creator>


		<dc:subject>Etats-Unis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Adieu Bush junior et le cauchemard am&#233;ricain, bienvenu OBAMA et l'esp&#233;rance mondiale. Ne boudons pas la joie et l'espoir que recelle l'&#233;lection d'OBAMA pour l'ouverture sur plus de multilat&#233;ralisme et une potentielle reconstruction d'un monde plus porteur de paix, de progr&#232;s de justice, de fraternit&#233; et de coop&#233;ration internationale. Encore faut-il ne pas tout mettre sur le dos du Pr&#233;sident &#233;lu et esp&#233;rer que le reste du monde, l'Europe en premier lieu, mais aussi l'Am&#233;rique centrale et du Sud, l'Asie et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.speculand.com/-Blog-" rel="directory"&gt;Billets&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.speculand.com/+-Etats-Unis-+" rel="tag"&gt;Etats-Unis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_21 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://www.speculand.com/local/cache-vignettes/L200xH267/hope-7b988.jpg' width='200' height='267' alt=&quot;&quot; style='height:267px;width:200px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;Adieu Bush junior et le cauchemard am&#233;ricain, bienvenu OBAMA et l'esp&#233;rance mondiale. Ne boudons pas la joie et l'espoir que recelle l'&#233;lection d'OBAMA pour l'ouverture sur plus de multilat&#233;ralisme et une potentielle reconstruction d'un monde plus porteur de paix, de progr&#232;s de justice, de fraternit&#233; et de coop&#233;ration internationale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Encore faut-il ne pas tout mettre sur le dos du Pr&#233;sident &#233;lu et esp&#233;rer que le reste du monde, l'Europe en premier lieu, mais aussi l'Am&#233;rique centrale et du Sud, l'Asie et l'Afrique, aient un discours coh&#233;rent et intelligent pour convenir que la solution &#224; la crise financi&#232;re comme aux autres crises exigent une d&#233;marche globale au sein d'une ONU refond&#233;e et non secteur par secteur, examin&#233;s et trait&#233;s par des G8, des G20, des Institutions de Bretton Woods ou de directoires plus ou moins formels, peu responsables et pas du tout d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand The Economist r&#233;habilite la planche &#224; billets</title>
		<link>http://www.speculand.com/Quand-The-Economist-rehabilite-la-planche-a-billet</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.speculand.com/Quand-The-Economist-rehabilite-la-planche-a-billet</guid>
		<dc:date>2008-11-03T21:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thomas Coutrot</dc:creator>


		<dc:subject>Etats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Dans la presse</dc:subject>
		<dc:subject>Keynes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il faut parfois se frotter les yeux &#224; la lecture des journaux &#233;conomiques. Le tr&#232;s n&#233;olib&#233;ral et britannique hebdo 'The Economist' recommande d&#233;sormais une politique ouvertement keyn&#233;sienne ('Briefing : policy in a recession. Putting the air back in', 1er novembre 2008) : laisser filer les d&#233;ficits, relancer l'&#233;conomie par tous les moyens, y compris des baisses d'imp&#244;ts cibl&#233;es &#8230; sur les pauvres, car les riches risqueraient d'&#233;pargner au lieu de d&#233;penser. Apr&#232;s 30 ans de baisse des imp&#244;ts des riches au nom (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_24 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:250px;'&gt;
&lt;img src='http://www.speculand.com/IMG/jpg/planche.jpg' width=&quot;250&quot; height=&quot;188&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;Il faut parfois se frotter les yeux &#224; la lecture des journaux &#233;conomiques. Le tr&#232;s n&#233;olib&#233;ral et britannique hebdo 'The Economist' recommande d&#233;sormais une politique ouvertement keyn&#233;sienne ('Briefing : policy in a recession. Putting the air back in', 1er novembre 2008) : laisser filer les d&#233;ficits, relancer l'&#233;conomie par tous les moyens, y compris des baisses d'imp&#244;ts cibl&#233;es &#8230; sur les pauvres, car les riches risqueraient d'&#233;pargner au lieu de d&#233;penser. Apr&#232;s 30 ans de baisse des imp&#244;ts des riches au nom de pseudo-effets incitatifs pour l'innovation et la croissance, voil&#224; qui ne manque pas de saveur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais l&#224; o&#249; The Economist p&#232;te les plombs du n&#233;olib&#233;ralisme, c'est quand il en vient &#224; recommander explicitement le financement des d&#233;ficits publics par la planche &#224; billets, ou plus exactement par la Banque Centrale. Le raisonnement est imparable. Il consiste &#224; rappeler, dans la pure tradition keyn&#233;sienne, pourquoi les instruments conventionnels de politique &#233;conomique pourraient fort bien se r&#233;v&#233;ler insuffisants pour faire face au risque de d&#233;pression. D'une part la 'trappe &#224; liquidit&#233;' rend inutile les baisses de taux d'int&#233;ret &#224; court terme et la politique mon&#233;taire : pris &#224; la gorge et paniqu&#233;s par la chute des prix, les gens et les entreprises ne pensent qu'&#224; se d&#233;sendetter et/ou &#224; garder leur richesse liquide. D'autre part l'explosion de l'endettement public rend m&#233;fiants les investisseurs et les Etats ne peuvent pas continuer &#224; financer le d&#233;ficit par &#233;mission de bons du tr&#233;sor sur les march&#233;s financiers, sauf &#224; accepter une envol&#233;e des taux d'int&#233;ret &#224; long terme pour attirer les investisseurs. L'ex-porte-parole extr&#233;miste du n&#233;olib&#233;ralisme en vient alors &#224; ce qu'il appelle 'l'option nucl&#233;aire', qu'il recommande en cas de besoin : 'financer les d&#233;penses publiques ou les r&#233;ductions d'imp&#244;ts par la cr&#233;ation mon&#233;taire. Ca pourrait se faire de la mani&#232;re suivante : le gouvernement annonce une baisse d'imp&#244;ts et &#233;met des obligations pour la financer. Mais au lieu de les vendre &#224; des investisseurs priv&#233;s, il les met en pension &#224; la banque centrale en &#233;change d'un cr&#233;dit. Il tire sur ce compte pour provisionner les ch&#232;ques envoy&#233;s aux contribuables. Ce sch&#233;ma est identique &#224; un l&#226;cher de billets de banque par h&#233;licopt&#232;re, mais avec une comptabilit&#233; plus rigoureuse et une distribution moins erratique de liquide. On court-circuite les banques et les march&#233;s pour mettre directement l'argent dans la poche des gens'.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien sur, ajoute le journal, cela aurait des effets inflationnistes, mais dans une p&#233;riode de d&#233;flation, 'ce serait une b&#233;n&#233;diction'&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, se dit le lecteur, quel banquier central serait assez audacieux pour faire une chose pareille ? En Europe, M. Trichet ou ses coreligionnaires MM. Noyer et Camdessus se feraient sans aucun doute hara-kiri avant d'endosser une telle politique. Mais, rappelle The Economist, Ben Bernanke, le patron de la Fed, n'a rien d'un fanatique : en 2003 il avait recommand&#233; aux responsables japonais de pratiquer de la sorte pour sortir le Japon d'une stagnation interminable, elle aussi cons&#233;cutive &#224; l'effondrement d'une bulle immobili&#232;re et une paralysie du syst&#232;me bancaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux conclusions viennent &#224; l'esprit en lisant cet article. Les &#233;lites n&#233;olib&#233;rales, du moins anglo-saxonnes, ne d&#233;fendaient le dogme que par pur calcul, sans y croire elles-m&#234;mes ; elles ont pris conscience des dangers de la situation et envisageront toute la palette des mesures keyn&#233;siennes pour &#233;viter une longue d&#233;pression. (Cela ne garantit pas que des majorit&#233;s politiques se d&#233;gagent pour porter de telles mesures, ni que celles-ci marchent).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais en m&#234;me temps, The Economist continue &#224; pr&#244;ner inlassablement la lib&#233;ralisation (des transports a&#233;riens dans cette &#233;dition du journal), la flexibilisation du march&#233; du travail et la libre circulation des capitaux et des marchandises. Keynes sans doute, mais Marx, jamais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;strong&gt;Photo :&lt;/strong&gt; &lt;a href='http://www.flickr.com/photos/shellysblogger/2464975037/' class='spip_out'&gt;ShellyS Flickr&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Alan Greenspan : &quot;j'avais tort&quot;</title>
		<link>http://www.speculand.com/Alan-Greenspan-j-avais-tort</link>
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		<dc:date>2008-10-28T08:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>aiouto</dc:creator>


		<dc:subject>Etats-Unis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est la r&#233;ponse faite par Alan Greenspan, l'ancien Pr&#233;sident de la Banque centrale Am&#233;ricaine, au cours de son audition &#224; la chambre des repr&#233;sentants le 23 octobre 2008. Il r&#233;pondait ainsi au pr&#233;sident de la Commission qui lui rappelait ses remarques faites en avril 2008 : &#171; Oui, j'ai une id&#233;ologie. Mon avis est que l'existence de march&#233;s vraiment concurrentiels est de tr&#232;s loin la meilleure fa&#231;on de faire fonctionner les &#233;conomies. Nous avons essay&#233; la r&#233;glementation, &#231;a n'a jamais vraiment bien march&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_25 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:227px;'&gt;
&lt;img src='http://www.speculand.com/local/cache-vignettes/L227xH150/greenspan2-69844.jpg' width='227' height='150' alt=&quot;&quot; style='height:150px;width:227px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;C'est la r&#233;ponse faite par Alan Greenspan, l'ancien Pr&#233;sident de la Banque centrale Am&#233;ricaine, au cours de son audition &#224; la chambre des repr&#233;sentants le 23 octobre 2008. Il r&#233;pondait ainsi au pr&#233;sident de la Commission qui lui rappelait ses remarques faites en avril 2008 :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Oui, j'ai une id&#233;ologie. Mon avis est que l'existence de march&#233;s vraiment concurrentiels est de tr&#232;s loin la meilleure fa&#231;on de faire fonctionner les &#233;conomies. Nous avons essay&#233; la r&#233;glementation, &#231;a n'a jamais vraiment bien march&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voila ce que dit aujourd'hui cet homme, qualifi&#233; en 2005 &quot;de plus grand banquier central de l'histoire&quot;, applaudi en Europe pour son &quot;pragmatisme&quot; face au &quot;dogmatisme&quot; la Banque centrale Europ&#233;enne. Comme si les Banques centrale am&#233;ricaines et Europ&#233;ennes n'avaient pas conduit chacune &#224; leur mani&#232;re et &#224; leur place, des politiques similaires destin&#233;es &#224; soutenir le capital financier et encourager le patronat &#224; baisser les salaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &quot;repentance&quot; de Greenspan a peu d'int&#233;r&#234;t, mais elle pr&#233;sente un danger : faire croire que nous n'avons affaire qu'&#224; des &quot;erreurs&quot; d'&#233;conomistes, &#224; la rapacit&#233;, et dans certains cas &#224; des malversations de la part de dirigeants des groupes financiers (qui de toute fa&#231;on en France ne sont presque jamais sanctionn&#233;s), mais que le syst&#232;me (capitaliste) demeure intouchable. Moyennant la reconnaissance des erreurs, le gouvernement peut ainsi sauver les banques en faillite avec l'argent public, mais refuser la nationalisation de toutes les banques et assurances. Cette mesure &#233;viterait pourtant les transferts de cr&#233;ances pourries vers les banques renflou&#233;es par l'Etat (vers les contribuables), et faciliterait, si elle &#233;tait accompagn&#233;e d'un contr&#244;le des salari&#233;s, la mise en place d'une politique de cr&#233;dit tourn&#233;e vers les besoins collectifs et sociaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;strong&gt;Photo :&lt;/strong&gt; &lt;a href='http://www.flickr.com/photos/zippy/58806206/' class='spip_out'&gt;ptufts Flickr&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>L'effondrement d'un fanatique</title>
		<link>http://www.speculand.com/L-effondrement-d-un-fanatique</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.speculand.com/L-effondrement-d-un-fanatique</guid>
		<dc:date>2008-10-26T13:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thomas Coutrot</dc:creator>


		<dc:subject>Etats-Unis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alan Greenspan a &#233;t&#233; pendant pr&#232;s de 20 ans (de 1987 &#224; 2006) le principal responsable de la prolif&#233;ration financi&#232;re qui am&#232;ne le cataclysme actuel. En tant que Pr&#233;sident de la banque centrale &#233;tats-unienne, la Federal Reserve Bank, et malgr&#233; de nombreux avertissements, il a bloqu&#233; toute vell&#233;it&#233; de r&#233;gulation des march&#233;s financiers et sa politique mon&#233;taire complaisante a maintenu ouvert le robinet &#224; liquidit&#233;s qui alimentait les bulles sp&#233;culatives. Partisan du laissez-faire, il croyait que les march&#233;s se (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_17 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://www.speculand.com/IMG/jpg/greenspan.jpg' width=&quot;200&quot; height=&quot;153&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;Alan Greenspan a &#233;t&#233; pendant pr&#232;s de 20 ans (de 1987 &#224; 2006) le principal responsable de la prolif&#233;ration financi&#232;re qui am&#232;ne le cataclysme actuel. En tant que Pr&#233;sident de la banque centrale &#233;tats-unienne, la Federal Reserve Bank, et malgr&#233; de nombreux avertissements, il a bloqu&#233; toute vell&#233;it&#233; de r&#233;gulation des march&#233;s financiers et sa politique mon&#233;taire complaisante a maintenu ouvert le robinet &#224; liquidit&#233;s qui alimentait les bulles sp&#233;culatives. Partisan du laissez-faire, il croyait que les march&#233;s se r&#233;gulaient mieux tous seuls, et que les banquiers &#233;taient les meilleurs juges des risques qu'ils pouvaient ou non courir...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 23 octobre, interrog&#233; devant une commission d'enqu&#234;te du Congr&#232;s US, il a donn&#233; l'image d'un homme dont la foi aveugle s'est brutalement effondr&#233;e. &#171; Un pilier essentiel de la concurrence et des march&#233;s libres s'est &#233;croul&#233;. Je ne comprends pas encore compl&#232;tement ce qui s'est pass&#233;. (...) Il y avait une faille dans ce que je croyais &#234;tre la structure fonctionnelle d&#233;cisive qui d&#233;finit comment fonctionne le monde (...). Tout cet &#233;difice intellectuel s'est effondr&#233; l'&#233;t&#233; dernier &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Greenspan n'&#233;tait (on peut en parler au pass&#233;, m&#234;me s'il se survit encore) pas un &#233;conomiste n&#233;olib&#233;ral ordinaire. C'&#233;tait un v&#233;ritable fanatique, d&#233;vou&#233; depuis sa prime jeunesse au culte d'un des grand gourous de l'ultralib&#233;ralisme, la &#171; philosophe &#187; Ayn Rand. Cette romanci&#232;re extr&#234;mement populaire dans les ann&#233;es 1950-60 aux USA (ses best-sellers s'intitulaient &#171; La source vive &#187; et &#171; La r&#233;volte d'Atlas &#187;) professait un &#233;litisme forcen&#233; et le culte de l'&#233;go&#239;sme comme seul principe moral l&#233;gitime, qui d&#233;bouche spontan&#233;ment sur la meilleure soci&#233;t&#233; possible. Dans ses m&#233;moires publi&#233;s cet hiver, Greenspan reconnaissait encore l'admiration qu'il lui vouait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Murray Rothbard, un autre auteur de la galaxie &#171; anarcho-capitaliste &#187;, a bien connu la secte d'Ayn Rand et en fait une description &#233;difiante1 : &#171; non seulement le culte d'Ayn Rand &#233;tait explicitement ath&#233;e, anti-religieux, non seulement il glorifiait la Raison, mais il professait une d&#233;pendance de type ma&#238;tre-esclave envers le gourou au nom de l'ind&#233;pendance, une adoration et une ob&#233;issance au chef au nom de l'individualit&#233; de chacun et une croyance aveugle dans le gourou au nom de la Raison &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il pourrait sembler &#233;tonnant qu'un homme dont le fanatisme &#233;tait de notori&#233;t&#233; publique ait pu b&#233;n&#233;ficier durant vingt ans d'un pouvoir aussi extraordinaire. Mais le n&#233;olib&#233;ralisme n'&#233;tait pas une id&#233;ologie pour les mous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Photo :&lt;/strong&gt; &lt;a href='http://flickr.com/photos/trackrecord/94047272/' class='spip_out'&gt;trackrecord Flickr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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