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Scandale Madoff : une chance pour le capitalisme

lundi 15 décembre 2008, par Jean-Marie Harribey

L’hommes d’affaires américain Bernard L. Madoff, gérant du fonds spéculatif Bernard L. Madoff Investment Securities LLC, ancien responsable du NASDAQ, s’est rendu coupable d’une fraude de 50 milliards d’euros à l’encontre d’autres banques et fonds ou d’épargnants très fortunés qui lui confiaient leur argent.

Cet escroc, qui avait bien compris la méthode de son célèbre ancêtre Charles Ponzi des années 1920, utilisait les fonds recueillis nouveaux pour rémunérer et rembourser les anciens. Ce qui avait pour objectif de faire apparaître des dividendes fabuleux pour attirer toujours plus de gogos.

De tels scandales sont une aubaine pour le capitalisme. Car, ainsi se trouve accréditée l’idée que la crise actuelle est une simple crise morale et qu’il suffit d’écarter les brebis galeuses pour retrouver le bon capitalisme.

Mais 50 milliards d’euros ne sont rien à côté du détournement permanent de la richesse produite vers les profits, à peine une goutte d’eau.

Photo : shinythings Flickr

9 Messages de forum

  • Gros scandale : une chance pour le capitalisme Le 15 décembre 2008 à 09:33 , par ym

    Et oui à l’ouverture seule la bnp prend -4. Mais expliquez nous "la goutte d’eau"

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    • Gros scandale : une chance pour le capitalisme Le 16 décembre 2008 à 10:43 , par Jean-Marie Harrribey

      La goutte d’eau ? Si l’on prend seulement l’exemple de l’économie française, la part des salaires dans la richesse produite a diminué d’environ 10 points de pourcentage, soit, en valeur 2008, 180 milliards d’euros par an. Ce détournement est parfois contesté par certains, mais aujourd’hui il est confirmé par le FMI, l’OCDE et l’UE, et cela pour tous les pays industrialisés.

      JMH

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  • Scandale Madoff : une chance pour le capitalisme Le 15 décembre 2008 à 14:30 , par aiouto

    Heures après heures, on comptabilise les pertes des banques françaises et étrangères dans cette affaire.

    On se rend compte qu’elles ne peuvent résister à l’appât d’un pourcentage de gain annuel à 2 chiffres. Cela prouve une fois de plus que les banques ne jouent plus leur rôle : financer l’économie et continuent à jouer à la roulette financière.

    Si nous voulons empêcher ces brebis galeuses de nuire, une seule solution s’impose : la socialisation de banques.

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  • Scandale Madoff : une chance pour le capitalisme Le 16 décembre 2008 à 13:43

    Wall Streets, conseil d’administration du capitalisme mondial, est en train de chuter. Dorénavant, ça sera difficile de faire confiance à l’économie américaine.

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  • Scandale Madoff : une chance pour le capitalisme Le 19 décembre 2008 à 10:10 , par jompi

    dans les années 1990, des truands albanais avaient inventé des "pyramides" similaires abondées par les mouveaux entrants qui rémunéraient les investisseurs précédents, ces truands prenaient évidemment une commission, ils ont disparu dans la nature quand le mécanisme s’est ralenti, on a parlé de la diffculté des albanais à s’accoutumer au capitalisme et de leur naiveté initiale, on voit par la New York high tech de la finance qu’un capitalisme financier sans contròle sérieux et sans contre pouvoir public, social ou consommateur dérive tòt ou tard vers une logique prédatrice et mafieuse ?

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  • Scandale Madoff : une chance pour le capitalisme Le 19 décembre 2008 à 13:24

    50 milliards d’euros sont bien une "goutte d’eau" dans ce que le capitalisme détourne : quand un capitaliste "investit", il avance une somme pour en obtenir une plus importante.

    En cela il spolie la force de travail, les salariés qui n’ont aucune maîtrise de leur production. Non seulement aucune maîtrise du profit réalisé par le capitaliste, mais aucune maîtrise non plus de l’outil de travail. Le profit est en soit une spoliation. Il est anti-démocratique puisque les salariés, par contrat, sont subordonnés à un employeur, et n’ont pas prise sur des décisions comme la localisation de la production, ou encore les normes environnementales et de sécurité, les horaires de travail, etc.

    Je pense qu’on devrait repenser profondément le droit de propriété pour distinguer clairement la propriété sur des biens de la propriétés des moyens de production. On pourrait imaginer un statut proche des SCOP étendu à l’ensemble de la sphère privée. Mais si on ne touche pas à la propriété privée des moyens de production, la logique capitaliste continuera de s’imposer.

    Je suis d’accord avec Jean-Marie Harribey pour dire que le capitalisme n’est pas victime de "brebis galeuses", mais fonctionne dans toute sa logique, après s’être débarrassé des "réglementations" tant honnies des années 1945.

    E. Alvarez

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    • Scandale Madoff : une chance pour le capitalisme Le 19 décembre 2008 à 19:06 , par Germinal

      Tout à fait d’accord : on a beau retourner le problème dans tous les sens, la seule solution consiste à supprimer la propriété privée des moyens de production . On nous dira :"mais c’est du communisme" ! Oui car les travailleurs feront du communisme sans le savoir comme M. Jourdain faisait de la prose, car ils y seront poussés par la nécessité . Le capitalisme nous montre sa vraie face mais ce n’est pas fini, tous les domaines sont atteints par cette corruption par l’argent .

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    • Scandale Madoff : une chance pour le capitalisme Le 21 décembre 2008 à 15:31 , par Pierre

      Et dans l’éventualité où le capitaliste échoue, que se passe t-il pourque ce soit démocratique ? Que les employés cotisent pour lui restituer les fonds ?

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  • Scandale Madoff : une chance pour le capitalisme Le 27 décembre 2008 à 12:10 , par Uchimizu

    Je ne pense pas partager la ligne de votre blog.

    Je me suis récemment penché sur les ordres de grandeur de la crise financière. Celle-ci est importante, et, il faut bien le dire, coûtera plus d’argent que la plupart des mauvaises mesures des gouvernements démocratiques (par exemple les nationalisation de 1982 en France). Par contre, les erreurs des entreprises privées non financières sont en général moins importantes que celles des gouvernements démocratiques.

    Par contre, son coût n’est rien quand on la compare aux dégats commis par les guerres, ou par les totalitarismes en général (et en particulier les totalitarismes collectivistes,car ils mettent leur nez partout et suppriment complètement la vie privée des gens).

    J’en arrive donc à un petit classement des calamités :
    - 1 - régime totalitaire
    - 2 - guerre
    - 3 - entreprises financières
    - 4 - gouvernements démocratiques
    - 5 - entreprises industrielles

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