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Quand The Economist réhabilite la planche à billets

lundi 3 novembre 2008, par Thomas Coutrot

Il faut parfois se frotter les yeux à la lecture des journaux économiques. Le très néolibéral et britannique hebdo ’The Economist’ recommande désormais une politique ouvertement keynésienne (’Briefing : policy in a recession. Putting the air back in’, 1er novembre 2008) : laisser filer les déficits, relancer l’économie par tous les moyens, y compris des baisses d’impôts ciblées … sur les pauvres, car les riches risqueraient d’épargner au lieu de dépenser. Après 30 ans de baisse des impôts des riches au nom de pseudo-effets incitatifs pour l’innovation et la croissance, voilà qui ne manque pas de saveur.

Mais là où The Economist pète les plombs du néolibéralisme, c’est quand il en vient à recommander explicitement le financement des déficits publics par la planche à billets, ou plus exactement par la Banque Centrale. Le raisonnement est imparable. Il consiste à rappeler, dans la pure tradition keynésienne, pourquoi les instruments conventionnels de politique économique pourraient fort bien se révéler insuffisants pour faire face au risque de dépression. D’une part la ’trappe à liquidité’ rend inutile les baisses de taux d’intéret à court terme et la politique monétaire : pris à la gorge et paniqués par la chute des prix, les gens et les entreprises ne pensent qu’à se désendetter et/ou à garder leur richesse liquide. D’autre part l’explosion de l’endettement public rend méfiants les investisseurs et les Etats ne peuvent pas continuer à financer le déficit par émission de bons du trésor sur les marchés financiers, sauf à accepter une envolée des taux d’intéret à long terme pour attirer les investisseurs. L’ex-porte-parole extrémiste du néolibéralisme en vient alors à ce qu’il appelle ’l’option nucléaire’, qu’il recommande en cas de besoin : ’financer les dépenses publiques ou les réductions d’impôts par la création monétaire. Ca pourrait se faire de la manière suivante : le gouvernement annonce une baisse d’impôts et émet des obligations pour la financer. Mais au lieu de les vendre à des investisseurs privés, il les met en pension à la banque centrale en échange d’un crédit. Il tire sur ce compte pour provisionner les chèques envoyés aux contribuables. Ce schéma est identique à un lâcher de billets de banque par hélicoptère, mais avec une comptabilité plus rigoureuse et une distribution moins erratique de liquide. On court-circuite les banques et les marchés pour mettre directement l’argent dans la poche des gens’.

Bien sur, ajoute le journal, cela aurait des effets inflationnistes, mais dans une période de déflation, ’ce serait une bénédiction’…

Mais, se dit le lecteur, quel banquier central serait assez audacieux pour faire une chose pareille ? En Europe, M. Trichet ou ses coreligionnaires MM. Noyer et Camdessus se feraient sans aucun doute hara-kiri avant d’endosser une telle politique. Mais, rappelle The Economist, Ben Bernanke, le patron de la Fed, n’a rien d’un fanatique : en 2003 il avait recommandé aux responsables japonais de pratiquer de la sorte pour sortir le Japon d’une stagnation interminable, elle aussi consécutive à l’effondrement d’une bulle immobilière et une paralysie du système bancaire.

Deux conclusions viennent à l’esprit en lisant cet article. Les élites néolibérales, du moins anglo-saxonnes, ne défendaient le dogme que par pur calcul, sans y croire elles-mêmes ; elles ont pris conscience des dangers de la situation et envisageront toute la palette des mesures keynésiennes pour éviter une longue dépression. (Cela ne garantit pas que des majorités politiques se dégagent pour porter de telles mesures, ni que celles-ci marchent).

Mais en même temps, The Economist continue à prôner inlassablement la libéralisation (des transports aériens dans cette édition du journal), la flexibilisation du marché du travail et la libre circulation des capitaux et des marchandises. Keynes sans doute, mais Marx, jamais.

Photo : ShellyS Flickr

3 Messages de forum

  • Quand The Economist réhabilite la planche à billets Le 12 mars 2009 à 15:50 , par oldie

    The economist a raison de recommander des actions inspirées par Keynes de manière exceptionelle, dans des cas exceptionnels. Il recommande aussi très raisonnablement d’améliorer la régulation de la finance internationale, et de rémunérer les financiers sur résultats à moyen et long terme... Il a beau défendre que c’est la loi du marché qui règne, il ne recommande pas nécessairement de la laisser faire sans contrôle. Il ne laisserait certainement pas l’occident utiliser la planche à billets comme le chef de l’Etat du Zimbabwe, qu’il condamne pour cette raison depuis plusieurs années, et avec le support de toute la communauté internationale, (à l’exception de ce pauvre Mr Mbeki, sénile avant l’heure).

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  • La valeur d’un pays ne réside pas dans les banques où dans un métal précieux où encore moins dans une seule richesse matérielle. La valeur d’un pays est dans ses habitants et dans le travail quotidien des hommes et des femmes et même des enfants. La valeur de la monnaie de pays devrait être basé sur la capacité et la volonté des habitants de chaque pays à développer leurs richesses. La monnaie ne devrait pas être la propriété de quelque obscurs banquiers comme ; Rockefeller, Lazard , Goldman Sachs.. Non ! La monnaie est la propriété du peuple pour les échanges des biens et richesses qui circulent dans le pays. La valeur de la monnaie d’un pays, est la valeur du courage et de la détermination de chaque pays à s’améliorer. La monnaie n’est pas la propriété des banques, la banque ne devrait qu’être qu’une simple intermédiaire et, tout les nouveaux prêts, nouveaux dépôts à intérêts fixe de 7% par année seulement, devrait être le bien des gouvernements de chaque pays où les prêts sont acceptés. Ainsi, fini les taxes et bienvenu la richesse qui développe le pays. Le banquier ne devrait recevoir qu’un salaire fixé par l’état pour la création d’argent que génère l’action du N.E.N.D, il ne devrait pas disposer des intérêts de ces prêts générant de nouveaux capitaux, car ces nouveaux capitaux sont le bien de l’état pour l’amélioration du pays.

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  • Voici la liste de ceux qui contrôlent les (STOCK) de la réserve fédéral avec la grande famille américaine Rockefeller qui possède la (planche à billet) l’argent pour le grand peuple américain : Pour les étudiants en haute finance qui sont désireux de connaître les grands propriétaires de l’argent américain et des intérêts qui sont versés gracieusement pour la dette publique américaine à ces grandes familles de grand banquier de haut niveau. Aussi nommée les 7 grandes créatrice d’argent qui ont droit sur la (planche à billet) : 1• Banque des Frères Lazard de Paris ; 2• Banques d’Israel Moses Sieff d’Italie ; 3• Banque Warburg de Hambourg et d’Amsterdam ; 4• Banque des Frères Lehman de New York ; 5• Banque Kuhn Loeb de New York ; 6• Banque Chase Manhattan de New York ; 7• Banque Goldman Sachs de New York. Voici l’argent que les USA.doivent aux 7 grandes en 2009= 10.149.644.933.872, En lettre, cela donnerait dix mille cent quarante neuf milliards six cent quarante-quatre millions neuf cent trente trois mille huit cent soixante-douze dollars. en plus clair vulgarisé : 10 milles 149 milliards, 650 milles millions divisé en 7 part égales entre les prêteurs grands usuriers des États Unis. un fait digne de livre Guiness des records du monde dans la catégorie fortune !

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