« Y’a pas de fumée sans feu » et pas d’économie sans fumée...
Votre œil n’a pas pu échapper, en effet, à toute cette fumée dans laquelle sont disparues des centaines et des centaines de milliards de monnaies diverses. Eh puis, oh merveille de la magie financière, volatilisés le 12 octobre, les revoilà redonnant le bleu de l’espoir à ces fumées ensorceleuses.
Pourtant, vous aviez beau chercher, comme les maisons des Etasuniens jetés sur les trottoirs restaient des demeures parfaitement inchangées, vos quelques biens ne paraissaient pas, au matin, avoir changé. Pas davantage, l’appareil de production, partout à travers le monde, ne semblait s’être, brutalement, dégradé ! Mais alors qu’est donc que cette fumée qui empuantit l’air que l’on respire ?
Tout simplement des allers-retours, financiers, qu’organisent les propriétaires du capital. Mais, ce faisant, ils « assèchent » les liquidités, comme on dit, c’est à dire les moyens de faire « tourner » l’économie contribuant ainsi à la baisse des salaires et à l’augmentation du chômage. Heureusement, les aides publiques qui changent la couleur de la fumée, seront distribuées, nous rassure Monsieur Fillon, « sans aucune hausse d’impôt » ! Ouf, on a craint, un moment, qu’il soit mis fin à la diminution constante, depuis plus de deux décennies, de l’impôt sur les bénéfices !
Va falloir lui faire lire Paul Krugman, honoré à Stockholm !