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Ouf, on a identifié les responsables de la crise du capitalisme mondial

dimanche 15 février 2009, par Djilali Benamrane

Le G20, qui s’est auto-octroyé une légitimité de « Directoire » souverain en matière de bonne gouvernance mondiale et de refondation/réhabilitation du système capitaliste triomphant, se moque-t-il ou veut-il rassurer à bon compte la communauté internationale et les citoyens du monde ? Il prétend veiller et piloter la correction des dysfonctionnements du système « à nul autre pareil », celui du capitalisme libéré, pour ne pas dire débridé !

En réalité, l’une des causes principales de ces dysfonctionnements économique, social, alimentaire, sanitaire, environnemental, démocratique, voire civilisationnel ou systémique, est la crise financière mondiale dont les principaux coupables s’abritent dans les fameux paradis fiscaux et judiciaires. Le G20 a d’ores et déjà affiché sa "ferme volonté" de réduire à néant ces monstres responsables des menaces qui pèsent sur le devenir de l’humanité. Mais il est à craindre que le G20 n’y voie qu’une gêne au bon fonctionnement du marché et de la libre circulation des capitaux.

Or le phénomène est loin d’être négligeable : il concerne plusieurs milliers d’opérateurs offshore, s’activant dans plusieurs dizaines de ces paradis fiscaux, leur nombre variant selon les circonstances et les sources de 0, 3, 25, 60, voire plus de 100, en des formes mouvantes, d’institutions de crédit, de banques, de compensation d’opérations plus ou moins licites, de lieux de blanchiment d’argent sale, mais aussi de sociétés écrans qui participent à généraliser l’opacité des opérations et à rendre difficile, voire impossible toute identification d’auteurs de fraudes fiscales, de détournements et autres crimes en tous genres.

Des dizaines de milliers de milliards de dollars sont domiciliés et/ou transitent en ces lieux, et rares sont les multinationales, les grandes entreprises, les grandes fortunes mais aussi les États et collectivités locales qui ne disposent de comptes, de filiales ou d’intermédiaires en ces lieux.

Au niveau de la France comme au niveau de l’Europe et du monde, plaider pour la mise en place de pôles publics responsables de l’ensemble des opérations de crédit et de banque, sous contrôle citoyen des utilisateurs et des travailleurs, au service du développement humain durable est une démarche pour faire de la monnaie et du crédit un bien public mondial, alors et alors seulement on aura trouvé une solution véritabe à ce fléau. On aura alors posé une pierre dans la construction d’une nouvelle société mondiale.

Photo : rutty Flickr

3 Messages de forum

  • Ils ne vont pas couper la main qui les nourris les fascistes capitalistes. Vive les soviets.

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    • Les soviets ? Le 20 février 2009 à 18:58 , par Rémi

      Ils ont envoyé mon oncle en camp de travail. Je ne suis pas sûr que le révisionnisme ait sa place ici...

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  • La seule question est comment donner le pouvoir aux populations, comment retourner vers des démocraties, de façon à choisir quelle économie elle souhaite mener. Cela passe par la destruction des paradis fiscaux, qui n’existent que par crainte des états démocratiques redistributeurs, et qui sont soutenus par ces mêmes etats bafouant les principes démocratiques... mélasse sémantique qui nourrit ad nauseam les discussions. Ce qui compte est plus le moyen d’y parvenir que de discuter du système à mettre en place après reprise du pouvoir. En effet, un système démocratique s’autosatisfait par la mise ne pratique de ses principes, et n’a pas de compte à rendre -à priori- au delà de ce mêmes principes. C’est donc bien un processus à établir (à faire exister), respectant chaque personne et les peuples, et non un système qu’il faudrait inventer à priori.

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