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Nicolas Baverez n’a jamais lu Keynes

vendredi 19 décembre 2008, par Thomas Coutrot

"L’économiste et historien" Nicolas Baverez est un auteur prolifique et médiatique. Il avait popularisé en son temps la thèse de "la France qui tombe", où il expliquait que faute d’appliquer les politiques qui marchaient si bien aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, la France courait à la catastrophe...

Dans le Monde du 16 décembre il propose une interprétation du revival de Keynes qui ressemble furieusement à une blague de potache. Quelques extraits : "l’intervention de l’Etat obéit au principe de subsidiarité, aussi indispensable en cas de collapsus des marchés qu’inutile lorsque ceux-ci fonctionnent. (...). Keynes entend recréer l’environnement nécessaire au libre jeu du marché et à la pleine utilisation du potentiel de production". Autrement dit, Keynes aurait théorisé la nécessité de l’intervention de l’Etat en temps de crise majeure, mais le respect du libre jeu des marchés en temps normal. Keynes serait ainsi "de plain-pied avec le XXIè siècle par son libéralisme". Pas mal, pour un auteur qui prônait l’euthanasie des rentiers, a démontré que les marchés financiers ne jouaient aucun rôle économique utile bien au contraire, et recommandé la socialisation de l’investissement comme le plus sûr moyen d’éviter les crises économiques récurrentes. Encore un effort, M. Baverez, pour nous montrer que Marx était un adepte de l’indépendance des banques centrales...

Photo : David.Monniaux

11 Messages de forum

  • Nicolas Baverez n’a jamais lu Keynes Le 20 décembre 2008 à 08:43

    ENCORE UNE FOIS JE SUIS D’ACCORD,MAIS LE DIRAIS AUTREMENT

    J’avais lu l’article de BAVEREZ, sans surprises, et me posais bcp de questions.

    J’invite aussi ATTAC à dépasser KEYNES, car nous ne sommes plus dans les années 1929 à 1945.En fait sa théorie de la relance s’applique maintenant à l’ensemble du monde et ça ne peut pas être autrement. Cependant lorsque pour le principal Etat, les detttes sont aux deux niveaux : publics et privés, ça devient plus compliquer. Il faut donc aller plus loin dans la théorie.

    Seule l’Allemagne et encore, n’est pas dans l’urgence de cette réflexion...

    Le lien aussi entre hatitudes et culture ( celle de nos enfants) mériterait d’être posé. En ce sens qu’il faut revenir à des pratiques de consommation ancienne et recultuver son jardin. Personnellement j’y pense non par besoin, mais par exemple. JRF Groupe de St LÔ

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    • Nicolas Baverez n’a jamais lu Keynes Le 8 mars 2009 à 14:48 , par Valentini

      A Nicolas de Bergerac qui chante clair au clair

      Baverez s’est d’abord fait connaître comme CONSCIENCE DU DECLIN. Il a vu la France tomber, via Dolorosa, je crois, qui débouche sur SEVRES-Babylone ou BABYLONE-sèvres. La voie de la chute est évidemment selon le sens choisi au départ. De son côté, retroussant ses manches, s’enflammant, il s’est préparé à faire "route vers l’inconnu". "Pour autant le capitalisme est loin d’être uniforme. C’est un caméléon", comme Jésus de Lyon, allant le nase dans la raie, en distinguant deux hémisphères, le Nord et le Sud. La conscience du déclin s’acquiert donc par le biais d’une relation Est-Ouest. Si on veut, pour résumer monsieur le chevalier de la légion d’honneur, il y a le monde tel qu’il est, énorme, avec des fesses larges comme le Caucase et un machin long comme le Congo, et puis il y a le capitalisme qui fait chambre à part. Sans cette trinité, la conscience du déclin tournerait en rond, montant et descendant, sans espoir d’échapper "à la coalition des conservatismes, des corporatismes et des intérêts privés", bref à la Nation et à Cadet Roussel, son président. Heureusement, ce souverain captif, France V, est appelée, par Nicolas B., à se ressaisir après force salutations à la crise. Allez les Français, encore un effort ! "Macht Ohne Marder oder Zobel, das ist immöglich !"

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  • Nicolas Baverez n’a jamais lu Keynes Le 20 décembre 2008 à 22:57 , par YB

    On retrouve en tout cas chez Baverez la phraséologie du vatican... Ce n’est certainement pas un hasard, puisque l’église catholiques est la première puissance financière du monde.

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    • Nicolas Baverez n’a jamais lu Keynes Le 21 décembre 2008 à 17:24 , par REBY-FAYARD Jean - Président de Ecobeauval

      Deux interprêtations seulement pour le même article et elles ne sont pas convergentes. C’est un peu court Mais que vient faire le Vatican là-dedans ? l’anti-papisme n’a jamais fait progresser l’humanité et pourtant je me définis comme un catho critique, l’article indique que BRAVAIS est un adept du libéralisme avancé et inaudible, j’ai déjà indiqué combien j’étais d’acord. Mais SVP ne dites pas n’importe quoi en comparant avec ce qui n’a rien à voir ou du moins argumentez et alors je répondrai à l’argumentation. JRF du Groupe St Lô.

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  • Nicolas Baverez n’a jamais lu Keynes Le 1er janvier 2009 à 07:17 , par ratefy

    "Si les nations pouvaient apprendre à maintenir le plein emploi (et aussi, faut-il l’ajouter, si elles pouvaient atteindre un équilibre démographique), il ne devrait plus y avoir de force économique importante propre à dresser les intérêts des divers pays les uns contre les autres... Aucun pays n’aurait un motif puissant d’imposer ses produits aux autres pays et refuser les leurs..." ( J.M KEYNES : Théorie générale...p.374. ed Payot 1969. Il faut relire Keynes et ne pas le citer sans l’avoir lu.

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  • Nicolas Baverez n’a jamais lu Keynes Le 16 février 2009 à 13:25
  • Nicolas Baverez n’a jamais lu Keynes Le 17 février 2009 à 00:45

    Pauvres de vous, pauvres de nous ! Comment peut-on aujourd’hui se référer à Keynes ! Tout est faux dans son système : que ce soit la fonction de consommation, le multiplicateur d’investissement, la fonction de demande de monnaie, de la demande de travail... Comment peut-on lire et analyser "la théorie générale..." sans en entrevoir les absurdités économiques ! Ce ne sont pas les plans de relance de type keynesien qui apporte croissance et emploi mais la capacité des individus à produire au moindre coût des biens et services que tout un chacun peut juger utiles. Les individus ne sont pas des robots que l’on peut faire consommer et investir en appuyant sur un bouton, et l’épargne n’est que la contrepartie nécessaire de l’investissement, porteur de croissance future, et non une plaie ! Faisons un peu plus de micro-économie et un peu moins de macro-économie (ou devrais-je dire, de comptabilité nationale) pour comprendre les moteurs de la croissance et de l’emploi.

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  • Nicolas Baverez n’a jamais lu Keynes Le 12 mars 2009 à 12:52 , par Valentini

    Allez ! Encore un p’tit ! Pour la route ! Si PPd’A, notre ami le Président du Pouvoir d’Achat en écrit, nous aussi. Parce que quand un type est vide comme un pot de chambre avant la tempête, et donc, en route vers l’inconnu, citations à l’appui, s’il fait savoir qu’il lit, lourd fardeau, il faut y ajouter, poésie oblige, un zeste de sanglot, histoire de donner dans l’anti-cuistre, car, à l’évidence :

    « La banane sans la poire est impuissante à créer »

    - suis comme un ours sur sa banquise- stop- dérive stop- C’est le dernier message que j’ai reçu de moi dans les journaux. A présent les statues poilues, velues, flottent sur un fleuve sans rive. The new dialectic fait, fait pas dans la dentelle. C’est ou, ou, ou bien elle aboie, ou bien dis ni, ni, sinon peau de balle, tu es piètre, poubelle ! L’esprit vieux-moderne en accumule du fourbi ! L’équivalent de cent millions d’années, pas moins, de matières organiques. Truc qui dépasse le simple entendement et lui en bouche un coin
    - comme un ich que l’immense amollissement glace soap- Fin de la guerre froide, on recommence : the old is dead, un autre dadais hypercool est baptisé free fries, pardonnons les offenses ! Vous vous imaginez tout ce que le coq moule ?

    - suis comme un homme heureux, sans assiette ferme snob- sonne la cloche de l’intranquillité. Fleurit l’hybris : l’homme idoine, sa rose inerme. En bave la bourse, limitée, capotée. Se découd le fil, à l’extrême du cou, crac ! Vieilles pensées sur le pavé, tristes paris le magma gluant des promesses et arnaques.

    Les faiseurs de books nous en veulent d’être en vie.

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  • Nicolas Baverez n’a jamais lu Keynes Le 19 mars 2009 à 15:19 , par bouirdeaux

    BAVEREZ explique simplement que la théorie générale de keynes sert aujourd’hui de point d’appui à tous ceux qui veulent nationaliser le secteur banquaire. Je rappelle que lorsque certains acteurs commettent des fautes dans une économie libérale, ils en paient la note, mais pas dans une économie administrée par des fonctionnaires. Rappelez-vous l’affaire du lyonnais, et demandez-vous où est Mr HABERER . Il coule des jours heureux dans une de nos innombrables administrations en attendant la retraite... L’économie capitaliste connait une crise ; elle en connaitra d’autres. Mais elle a connu aussi de nombreuses bonnes périodes. Une médaille à celui qui me citera l’exemple d’une économie administrée qui ait généré autre chose que la pénurie et l’extinction des libertés fondamentales . Fred

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  • Nicolas Baverez n’a jamais lu Keynes Le 20 septembre 2011 à 17:29 , par L.grundvald

    C’est Keynes lui-même qui a reconnu que sa conception de la relance était avant tout théorisée pour une période de crise ; en l’occurrence celle de 1929. Il existe des zones d’ombre quant à son application en période d’essor économique. Nicolas Baverez ne fait que le rappeler, pas de quoi en faire tout un plat...

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