Les gouvernements des pays de la triade - Etats-Unis, Europe, Japon - viennent de décider des politiques massives de sauvetage des banques. Le spectre de 1929 rôde …
A l’époque, les Banques centrales et les gouvernements avaient tardé à intervenir, ce qui avait contribué à la crise bancaire et à la dépression. Il était donc nécessaire que les autorités publiques interviennent rapidement face à la faillite des marchés et de la finance libéralisée. Mais la nature des politiques de sauvetage qui ont été annoncées est dangereuse et inacceptable. Car il a été décidé par les gouvernements de venir au secours des banques en difficulté – afin d’éviter l’effondrement général du système bancaire - sans aucune contrepartie, et sans poser de conditions.
C’est pourtant l’occasion pour les gouvernements de dicter leurs conditions en imposant de nouvelles règles aux banques : fin des opérations spéculatives, arrêt de la titrisation, priorité au financement des projets conformes aux priorités sociales et écologiques, … L’absence de conditionnalité fait que les plans de sauvetage annoncés correspondent en fait à une privatisation des fonds publics, plutôt qu’à des nationalisations. Les gouvernements viennent au secours des banquiers …. qui n’hésiteront pas à reprendre leurs opérations spéculatives et anti-sociales à la première occasion.
Si l’on veut que cette finance prédatrice et spéculative cesse, nous devons exiger la conditionnalité des aides publiques aux banquiers.