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Les banquiers font plier Sarkozy

jeudi 22 janvier 2009, par Jean Tosti

Alors que la plupart des quotidiens du mercredi 21 janvier consacraient leur manchette à l’intronisation de Barack Obama, Le Parisien se singularisait par un titre retentissant : "Sarkozy fait plier les banquiers". Diantre ! Qu’avait donc pu accomplir notre chevalier blanc pour faire ainsi mordre la poussière à tous ces fauteurs de crise ? L’explication vient dans les pages suivantes.

Nous y apprenons que le grand fait d’armes du Président consiste à avoir "contraint" les dirigeants des banques à renoncer à leurs bonus pour l’année 2008. Ce qui n’a d’ailleurs rien d’un scoop, puisque les dirigeants de BNP-Paribas avaient depuis belle lurette annoncé qu’ils sacrifieraient leur bonus sur l’autel de la crise et de la remoralisation du capitalisme.

Mais Le Parisien ne retient qu’une chose : le Président, très en colère, a décidé de mettre les banquiers au pas. Le quotidien le redit en page 2, avec un article intitulé "Pourquoi Nicolas Sarkozy a tapé du poing", accompagné d’une complaisante caricature, plus proche du cirage de pompes que de la dérision. Bref, en pleine Obamania, le journal le plus lu des Français a fait le choix de porter Sarkozy aux nues.

Évidemment, la réalité est tout autre. D’abord, si les patrons des grandes banques renoncent à leur bonus (le bâton agité par le chevalier blanc), c’est en échange d’une belle carotte : leurs établissements vont en effet avoir droit à une nouvelle injection de 10,5 milliards d’euros, s’ajoutant aux autres 10,5 milliards perçus il y a quelques semaines. Injection d’autant plus bizarre que ces banques ne se porteraient pas si mal que ça, si on en croit les derniers résultats de la Société générale, bénéficiaire malgré l’affaire Kerviel et d’autres opérations douteuses.

Et puis, si on excepte le pseudo-sacrifice de leurs dirigeants, les banques françaises s’en tirent beaucoup mieux que leurs voisines allemandes ou britanniques. Elles auront le droit de verser des dividendes à leurs actionnaires, et, surtout, l’État se gardera bien d’entrer dans leur capital et d’imposer sa présence dans leurs conseils d’administration. Même François Bayrou en a été choqué !

Alors que le "bushisme" a disparu des États-Unis, du moins nous l’espérons, il reste un pays qui continue à refuser de tirer les conséquences pourtant évidentes de la crise : c’est malheureusement la France, où les "néocons" n’ont rien renié de leur aveuglement doctrinal.

10 Messages de forum

  • Les banquiers font plier Sarkozy Le 23 janvier 2009 à 10:23

    Le peuple est fait pour être "niké"... Vive les soviets et la dictature du prolétariat.

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  • Les banquiers font plier Sarkozy Le 24 janvier 2009 à 21:15 , par jonas

    n’oublions pas que les banques ne sont qu’une vaste blague... http://vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

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  • Les banquiers font plier Sarkozy Le 2 février 2009 à 19:43 , par bankal

    "je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession,d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis" (Thomas Jefferson 1802)

    sinon je rappelle que la BCE n’a plus le droit de fabriquer de la monnaie, comme elle le faisait avant Maastrich quand le besoin s’en faisait sentir (par exemple accroissement du déficit extèrieur), et sans intérêt, si je me souviens bien. maintenant ce sont les banques privées qui fabriquent la monnaie, avec intérêts facturés aux contribuables ...

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    • Les banquiers font plier Sarkozy Le 3 février 2009 à 16:57 , par Jean Tosti

      J’ai lu plusieurs fois ces derniers jours cette citation de Jefferson, qui bien évidemment me réjouit. Je me demande cependant si elle est authentique. Si quelqu’un a une idée…

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  • Les banquiers font plier Sarkozy Le 8 février 2009 à 12:14 , par Nathalie Laurent

    Effectivement, aucune des grosses têtes de la finance / politique responsables des fraudes et autres scandales qui font disparaitre les sous des autres "à la David Copperfield" n’a roulé jusqu’ici.

    En complément, aucun responsable politique ne se positionne au service du bien commun (pour preuve, aucun n’en parle). pourquoi ? Est-ce donc si ringard ? Ou font-ils dans leurs braies ?

    J’aimerai constater - vite, "tant quà faire" - qu’il n’en est pas ainsi.

    J’aimerai les voir avoir le courage de voir grand : Voir Européen (Depuis l’introduction de l’Euro monnaie commune ou l’ouverture bidon à l’est, plus rien de pertinent n’a eu lieu)

    "mort aux cons !" disait-"on" en 1968 ... "... vaste programme !" répondait l’homme au grand pif.

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  • Les banquiers font plier Sarkozy Le 9 février 2009 à 12:59 , par Noëlle Naudet

    Banques d’Etat (ou publique) ou banque privée ?

    J’ai entendu Suzanne George proposer que les banques deviennent publiques.

    Quand le Crédit Lyonnais, bien avant tous les autres à perdu tant d’argent, c’était une banque d’Etat.

    Donc, "banque d’Etat" égale-t-il une meilleure gestion ?

    AREVA, qui est un organisme public, tente de faire passer les Touaregs pour de dangereux trafiquants de drogues, afin de pouvoir récupérer les terrains sur lesquelles ils sont, qui contiennent de l’uranium.

    Est-ce que vraiment, quand un organisme est public, cela garanti son éthique ?

    Et c’est vrai pour bien d’autres organismes publics.

    Est-ce que les banques coopératives, n’ont pas davantage été éthiques ? C’est une question. Je n’ai pas forcément la bonne réponse.

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    • Les banquiers font plier Sarkozy Le 9 février 2009 à 15:32 , par Jean Tosti

      C’est évidemment un problème, et c’est bien pour cela qu’Attac, chaque fois que la question est abordée, ajoute ou préfère le terme de "socialisation", qui induit pour nous un contrôle des banques par les pouvoirs publics, mais aussi par leurs salariés et leurs usagers. Autrement dit un contrôle citoyen, sans lequel en effet toutes les dérives sont possibles.

      Vous parlez d’Areva et vous avez raison, mais il y a un autre scandale qui éclate actuellement : celui du contrôle de la Caisse des dépôts par l’Élysée, qui y place ses hommes et a poussé la Caisse à accorder un prêt de 100 millions d’euros à la commune de Levallois-Perret (= Balkany) pour un projet pharaonique, alors que la commune est déjà l’une des plus endettées de France (sinon la plus endettée). La notion d’intérêt public est ici allégrement foulée aux pieds, faute de contrôle citoyen. Ce n’est hélas qu’un exemple parmi bien d’autres.

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  • Coopératives : le retour Le 14 février 2009 à 10:43 , par Keloglan

    Le système coopératif a sans doute des vertus que nous avons largement oubliées. Avec tous ses défauts, c’est encore là que le contrôle est le plus serré -et là que les éventuels bénéfices sont le mieux répartis.

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    • Coopératives : le retour Le 10 avril 2009 à 22:09 , par Danielle

      En effet le réseau coopératif semble plus sûr et plus juste, mais lorsqu’on s’intéresse par exemple au "Crédit Coopératif", on voit en bas de la page de pub du Monde Diplo : "groupe Banque Populaire" donc "caisse d’épargne" donc... à qui se fier ?

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  • PROCES - VIOLENCES+VOL Le 1er juillet 2009 à 00:10 , par nina

    BASTA, SARKOZY, AVEC TA CLIQUE DE BLOGS BIDONS ET TRANSPARENTS, MOI JE TE DIT " PROCES ", GROS GUIGNOL ET EN CLAIR EN PLUS, SANS ANALOGIE, LANGAGE CODE OU AUTRE TRUCS BIDONS DE BLOGS RIDICULES VERSION INTELLIGENCE SERVICE, DU STYLE DE CELUI-CI : http://www.la-grange.net/2009/06/29...


    > PROGRAMME ICI DECRIT " output ". PAR ANALOGIE, MOI JE DECRETERAI PLUTOT QUE CA SIGNIFIE QUE MOI, JE TE MET DEHORS, GROS CONNARD. PS-Cette flicaille à deux balles se teint les cheveux à propos de couleur ou je rêve ?

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