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Le fardeau de l’idéologie

dimanche 9 novembre 2008, par Jean-Marie Harribey

Xavier Darcos, ministre de l’éducation, a accordé un entretien au Monde (8 novembre 2008).

A la question « Est-il pertinent de supprimer 30 000 postes de fonctionnaires pour économiser 776 millions d’euros sur le budget 2009, alors que, pour prendre ce seul exemple, un incident de "trading" vient de faire perdre 751 millions aux Caisses d’épargne ? », il répond :

« Les sommes sont très importantes, comparables par leurs montants, mais la comparaison s’arrête là. Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan une logique de désendettement sur le long terme et un gaspillage instantané, aussi scandaleux soit-il. En nous abstenant de recruter 30 000 fonctionnaires, dont 13 500 dans l’éducation nationale, ce n’est pas 776 millions que nous économisons, mais ce chiffre répété pendant quarante ans. Soit, sans même compter les pensions, environ 30 milliards. Ce n’est pas rien. Notre devoir est de continuer à alléger le fardeau que nous léguons aux générations futures. »

Lui qui voulait inventer les médailles à distribuer aux bons élèves, il obtient ce matin la médaille d’or de la pensée zéro. Le fond de l’idéologie libérale est de laisser croire que les 30 000 fonctionnaires que l’on ne recrute pas n’auraient rien fait, rien produit, pendant quarante ans si on les avait recrutés. Pour se débarrasser (un peu) du fardeau de l’idéologie, lire dans Le Monde diplomatique de novembre 2008 « Les vertus oubliées de l’activité non marchande ».

Photo : MEDEF Flickr (c’est même pas une blague !)

4 Messages de forum

  • Le fardeau de l’idéologie Le 11 novembre 2008 à 11:25

    La peur ! - 10 novembre 12:20, par christophe

    Et bien je vois aussi une autre alernative pour expliquer ceci La peur !!!


    .

    Le fardeau de l’idéologie - 10 novembre 10:53, par Maxbault

    Sans approuver du tout la politique de Mr Darkos, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi les enseignants, les étudiants ne sont pas dans la rue. J’ai connu des mouvements très durs, de plusieurs semaines, pour des réformes et des provocations beaucoup plus légères.

    J’espère que ce n’est pas parce que maintenant les jours de grève ne sont plus payés, comme ce fut le cas il y a quelques années... Enfin, le fait que les mouvements aient lieu de plus en plus souvent le week-end me donne un début de réponse.

    Je pense que le gros problème est là, moi le premier, nous sommes bien conscient de la casse des retraites, de la casse de l’éducation nationale, de la casse du droit du travail, de la casse de la justice mais nous ne sommes pas encore prêts à abandonner notre petit confort journalier pour l’avenir de nos enfants.

    Alors je vais, nous allons continuer à les pourrir à Noël avec des centaines d’euros dépensés dans des jouets vite oubliés au fond des placards. Et s’excuser dans la foulée d’un air désespéré auprès du délégué : "désolé, je ne peux pas faire grève, je n’ai pas les moyens en ce moment."

    Alice (7 ans), Maxance (15 ans), Marie (9 ans), Thibault (13 ans) me pardonnerez-vous lorsqu’à 70 ans, vous serez toujours devant la pointeuse de votre usine ?

    Franck


    .

    Le fardeau de l’idéologie - 10 novembre 08:22, par meleze

    bonjour je trouve que votre demonstration n’est pas tout a fait complete. Vous dites que Darcos preferre emprunter pour sauver les banques que d’embaucher des fonctionnaires pour l’education nationale qu’il s’agit du meme montant et que c’est donc justement en refusant d’embaucher qu’il finance les emprunts. Alors soyez logique : ils ne s’agit pas du tout d’ideologie liberale mais de faire exactement le contraire de ce que preconise Hans Jonas a savoir emprunter aujourdh’ui pour reporter toutes les dettes sur les generations futures ! Etre partisan d’une pression enorme sur les familles qui doivent renoncer a l’education de leurs enfants et payer les dettes du systeme c’est l’ideologie d’une sorte de camp de travail forcé dont il est difficle de dessiner les frontieres.

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    • Le fardeau de l’idéologie Le 13 novembre 2008 à 19:53 , par jr

      bonjour à vous, je crois que vous vous trompez tous. ce ministre ou plutot, ce truc, ce machin là, qui ressemble à un ministre bien sur, tronche de premier de la classe et rillettes sous les bras ( coluche ! ), ce qu’il veut avant toutes choses, c’est créer des générations d’abrutis postés devant leur télé à longueur de journée pour en faire des consomateurs parfait ! des clones, des robots en quelque sorte qui ne réfléchissent pas à leur devenir ! hé oui, messieurs dames, les gens inteligents ne se controlent pas eux ! donc les profs : dehors ! c’est une honte, on devraient tous descendre dans la rue et demander la démission de cet abrutis qui trone sur son tas de fumier ! pardon d’etre crux, mais il y a des jours ou il faut appeler un chat un chat !

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  • Le fardeau de l’idéologie Le 11 novembre 2008 à 11:28 , par Frédéric, enseignant

    Dans l’Education Nationale (et ailleurs ) les journées de grève n’ont jamais été payées !!!

    Vous avez vu ça où ?

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  • Le fardeau de l’idéologie Le 11 novembre 2008 à 15:49 , par jean-yves DENIS

    Sincères condoléances, travailleurs pauvres, vous allez devoir porter le poid de la connerie bancaire.

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