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Le G20 n’a aucune légitimité démocratique pour résoudre les crises mondiales

dimanche 30 novembre 2008, par Djilali Benamrane

Les directoires qui dirigent notre monde voudraient nous faire croire que le G20 présente une légitimité suffisante pour redessiner un nouveau Bretton Woods, soigner la crise financière mondiale et les autres crises et redonner une nouvelle jeunesse au Capitalisme, momentanément affecté par des dérapages regrettables de sa composante financière.

Ce G20 est composé de dix neuf pays : l’Allemagne , l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, les Etats Unis d’Amérique, la France, l’Inde, l’indonésie, l’Italie, le Japon, le Mexique, le Royaume Uni, la Russie et la Turquie. L’Union Européenne en constitue le vingtième membre. Les institutions de Bretton Woods participent aux travaux du G20. L’impertinence quant à la présence de l’Union Européenne et de quatre de ses membres ne semble gêner personne d’autant que l’Union Africaine est absente et que le Continent n’est représenté que par l’Afrique du Sud. On peut citer la Ligue Arabe et l’Arabie Saoudite ou le Mercosur et le Brésil et l’Argentine.

L’argument principal avancé pour justifier ce groupe c’est qu’il représente l’essentiel de la puissance mondiale financière, économique, démographique et si besoin militaire. A l’intérieur de ce groupe on retrouve bien sûr le G8 : Allemagne, Canada, Etats Unis d’Amérique, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume Uni et la Russie. Ces huit pays représente plus de 60% de la puissance économique mondiale et leurs sommets pèsent bien plus lourd que les sommet mondiaux onusiens.

Il est aisé de constater que les cinq membres du Conseil de sécurité et qui du fait de leur droit de veto sur les questions d’intérêt mondial en fait les maîtres de l’ONU, appartiennent au G20 : Chine, Etats Unis d’Amérique, France, Royaume Uni et Russie.

Des G4 il y en a plusieurs : Celui éphémère, réuni dernièrement par le président français président de l’Union Européenne, mais aussi, celui plus impliqué dans la redéfinition des rapports de force et qui regroupe le fameux BRIC : Brésil, Russie, Inde et Chine, ou celui composé par l’Allemagne, le Brésil, l’Inde et le Japon et dont les membres briguent un siège de membre permanent au Conseil de sécurité.

Le G20 n’a pas plus de légitimité que le G8, le G5, le G4 ou d’autres directoires comme l’OTAN, l’OCDE pour diriger le monde sur une base démocratique et représentative, capable de proposer et le mettre en oeuvre des politiques durables susceptibles de corriger les effets des crises mondiales.

La solution pertinente relève d’une refonte urgente et profonde de l’ONU sur des bases de plus de démocratie, de représentativité des Etats et des peuples et d’efficacité, évaluée et suivie par des citoyens du monde plus conscients des enjeux et du devenir de l’humanité. Le mouvement altermondialiste y travail, les crises qui secouent le monde l’aide.

1 Message

  • Le G20 n’a aucune légitimité démocratique pour résoudre les crises mondiales Le 1er décembre 2008 à 20:44 , par Christian DELARUE

    Bonne ligne argumentative de mon camarade Djilali, la remise en cause de cette légitimité est effectivement essentielle.

    Pour poursuivre...

    Le G20, les bourgoisies et les peuples.

    Au G20 on a opposé un G humain - GH - car le groupe G20 est constitué d’une très infime minorité des "représentants" sans mandat de 20 pays, le plus souvent des ministres des Finances . Certes il y a eu un élargissement formel de " pays " "représentés" en passant du G7 au G20 . Derrière le G7 il y avait les plus grandes oligarchies de la planète.

    Pour le dire un peu abruptement, mais pas moins qu’en parlant de "pays", avec le G20 se voit réuni un groupe élargi de bourgeoisies nationales (celles du groupe des 20) qui défendent avant tout leurs intérêts avec quelques concessions secondaires pour les couches sociales d’appui (les capitalistes de niveau infra-national par exemple).

    Ce faisant, ces classes capitalistes derrière ces "grands argentiers" du G 20 vont agir à l’encontre des intérêts
    - d’une part contre tous les peuples-classes des "pays" (sic) représentés au dit G20 et
    - d’autre part contre les peuples-nations des " pays " non membre du G20 et donc ici les bourgeoisies nationales et les peuples-classes de ces pays.

    Ils auraient décidé de réunir un G50 selon les mêmes modalités que cela n’aurait rien changé de l’aspect dictatorial de la réunion. Car les " recommandations " sont des directives pour tous les Etats du monde.

    Ils n’agissent d’ailleurs pas mieux, du fait de leur croyance au tout marché, face aux questions écologiques du moment, notemment par rapport à "l’urgence climatique" (initiative du 29 novembre 2008)

    la suite sur http://amitie-entre-les-peuples.org...

    Christian Delarue - CA ATTAC

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