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Le G20 et la nouvelle quête du graal

dimanche 15 mars 2009, par Claude Layalle

La période se prête aux métaphores médiévales : Ainsi, la table ronde des chevaliers du G20 proclame urbi et orbi qu’elle va pourfendre et contraindre à merci les paradis fiscaux, sources de tous les maux qui accablent le monde. Cette nouvelle quête du graal doit-elle être prise au sérieux ?

Nos media devenus néokeynésiens après avoir été si longtemps néolibéraux sans retenue n’ont pas de mots assez durs pour fustiger ces antres du diable dans les chaudrons desquels on fait bouillir l’argent sale. Ils n’ont pas de termes assez flatteurs pour vanter les mérites d’une régulation des marchés qu’il y a peu ils vouait aux gémonies.

Les milieux financiers ne ménagent pas leurs efforts de sortie de crise. La gazette étasunienne « USA TODAY » en novembre dernier a rapporté que 19 banques ont dépensé en lobbying du gouvernement fédéral 32.4 millions de dollars sur 9 mois en 2007, un investissement que le ciel (In God we trust) leur a gracieusement rendu au centuple sous la forme du plan Paulson (700 milliards de $).

En France, Le milieu bancaire qui avait gracieusement prêté François Pérol à M Sarkozy le temps d’un plan d’aide aux banques françaises l’a récupéré à la tête de l’ensemble caisse d’épargne/banque populaire. Avec lui, l’état et la finance réunis aidés par quelques fonds souverains, vont oeuvrer à restaurer le lustre d’un pôle bancaire croulant sous des milliards d’Euros de dette.

A la Commission Européenne, le Président Barroso, a créé pour étudier une régulation possible des banques le groupe Larosière dit encore « groupe des sages » dont 4 membres sur 8 sont liée à la haute finance internationale, (Citygroup, Leyman Brothers, Goldmann Satch,...) un autre est ancien patron de l’Autorité financière de régulation UK qui n’a pas su contrôler Northern Rock coulée par les subprimes, un autre encore est économiste ouvertement et énergiquement néolibéral et anti-régulation.

Pendant ce temps, le feuilleton médiéval se poursuit, notre chevalier blanc Nicolas S. clamant avec la gente dame d’outre Rhin Angela M. leur volonté commune d’introduire de la transparence et de la régulation sur les marchés financiers. Les thuriféraires patentés en déduisent que le prochain G20 sonnera le glas de l’omnipotence des paradis fiscaux : On peut hélas en douter aux affirmations des uns et aux silences des autres.

En droit international, la souveraineté des états [qui font commerce de services offshore] n’est pas questionnable : Ils devront simplement être « plus transparents », et accepter de répondre aux questions posées par d’autres états ... à condition qu’on le leur demande.

C’est précisément ce que l’OCDE demande aux juridictions offshore pour les déclarer persona grata. L’intervention de l’administration OBAMA récemment à l’égard d’une banque suisse a montré que c’était déjà possible ... à condition de le vouloir assez fort.

Les paradis fiscaux ce ne serait qu’une affaire d’évasion fiscale et de transparence bancaire ? Ces « entités juridiques offshore » proposent ouvertement sur tous les média des services divers : sociétés écran, hébergement d’Hedge funds, filiales offshore, trusts, pavillons de complaisance, opérations dérégulées de gré à gré, marché des eurodevises. Ils le disent eux-même comme argument publicitaire : Les paradis fiscaux sont l’un des piliers sans lequel la mondialisation économique contemporaine ne pourrait pas fonctionner.

C’est donc à la mondialisation économique contemporaine qu’il faut s’attaquer : Vaste programme que les chevaliers de la table ronde du G20 n’ont pas encore mis au programme.

Photo : Downing Street Flickr

2 Messages de forum

  • Le G20 et la nouvelle quête du graal Le 29 mars 2009 à 17:28 , par La fourmi autodidacte

    Lettre ouverte au G20 (suite) :

    UNE FIN DE CRISE POSSIBLE ….

    Ou trouver les ressources d’une telle réforme ? Ce projet collectif doit pouvoir résoudre rapidement les grandes problématiques actuelles à savoir désastre humanitaire , perte identitaire, désastre écologique,désastre “ économique “ ………

    Les ressources sont a trouver dans les potentiels humains et dans la mondialisation des richesses de cette terre et de son environnement :

    - les ressources du sous sol ( pétrole, gaz, uranium, diamant… .etc ..) représentent un capital qui appartient à tous et qui devrait être réparti pour chaque individu vivant sur cette planète indépendamment du lieu de naissance ou de vie, ce capital n’est pas cumulable et n’est transmissible qu’à la communauté internationale, cette première mondialisation permettra d’envisager :

    - des mesures sociales mondiales à savoir la création d’un REVENU MONDIAL D’INSERTION et d’une COUVERTURE MONDIALE MALADIE , elle permettra aussi de ne pas mettre les individus en compétions pour leur survie , d’éviter les migrations économiques… ,

    - des mesures indispensables à la vie , l’eau devrait être considérée comme un “ patrimoine “ de l’humanité et être accessible à tous, la G.M devra aussi participer activement à la préservation des espèces animales et végétales …..

    - des mesures de reconversion des entreprises mondiales d’armement ………
    - des mesures de ………

    Utopie ! C’est l’utopie qui construira nos rêves et nos actions futures, voilà du travail pour tous , recréer un monde , travailler plus oui mais pour un autre monde !

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  • Le G20 et la nouvelle quête du graal Le 29 mars 2009 à 17:30 , par La fourmi autodidacte

    Lettre ouverte au G20 :

    UNE FIN DE CRISE POSSIBLE ….

    Pendant que les éminences politiques de ce monde s’affairent à vouloir sauver un système d’économie de marché en faillite les grands penseurs de ce temps, accumulent les constats, analysent les raisons profondes de cette crise, peu d’entre eux s’aventurent vers des propositions globales, peu d’entre eux “osent“ la reconstruction globale…

    Il ne faut pas se cacher la face , le bricolage n’est pas de mise, il s’agit bien d’une transformation du mode de vie et de pensée de l’être humain pour une préservation de son espèce , des espèces animales et de leur environnement,pour une préservation des richesses du sol, du sous sol et des espaces marins

    .A un problème mondial une réponse mondiale, à des questions complexes des réponses complexes.En d’autre terme une révolution nécessaire, une autre articulation du monde vivant dans son environnement.

    Ce changement ne peut ce faire que part une gouvernance mondiale démocratique , sans droit de veto des plus forts sur les plus faibles,une gouvernance intégrant réellement les voix des plus petits états ( pas une G.M 20 mais une G.M 192 ! ) .On peut imaginer une gouvernance collégiale à partir de cinq continents englobant des régions incluant les états actuels. Notre identité ne serait plus nationale mais mondiale, notre pensée ne serait plus réduite à une identité nationale mais à une identité régionale,continentale,globale.

    Cette gouvernance devrait dans un bref délai créer les instances nouvelles nécessaires certaines utilisant les structures déjà existantes (par exemple celles de l’ONU,OMS,TPI....) et planifier de nouveaux plans directeurs en matière d’échanges entre les cinq continents .

    N’ayons point peur de la complexité il nous faudra vivre à l’avenir avec elle de la même manière que nous devront vivre avec la richesse et la complexité culturelle…

    Pour que cette révolution n’entraîne pas comme par le passé son lot de misères,de brutalités et de morts , il est nécessaire de prévoir des gardes fous dans les périodes de transitions afin de ne pas accentuer encore les dégâts actuels , d’où l’idée dans un premier temps de passer d’une macro économie financière à une micro économie de marchés régulés et de mondialiser (terme qui remplace le terme nationaliser si couramment utilisé aujourd’hui ) les plus grandes entreprises mondiales.Cette période transitoire garderait un système d’échanges micros économiques ( micro crédits, micro capital…) et fonctionnerait principalement par une production mondiale de biens et services déterminés en fonction de priorités écologiques définies par la G.M .

    La fourmi autodidacte

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