Ca coince un peu sur la réforme du FMI, où les pays émergents voudraient bien avoir plus de voie (et de voix) au chapitre, mais 173 pays sur 193 incrits à l’ONU ne sont pas représentés au G20 et si peu au FMI. Pendant ce temps se tient la 64ème assemblée générale de l’ONU ou Ghana et Bosnie-Herzégovine ont le privilège de faire des discours que les journalistes, trop occupés par le G20 n’auront pas le temps d’écouter et les lecteurs pas le temps de lire.
La plupart des banques ont remboursé aux états les sommes que les états leur avaient prêté, pour retrouver leur liberté de spéculer comme avant. Les états, eux, n’ont pas remboursé l’argent qu’ils ont dû emprunter ... sur le marché financier pour renflouer les banques. Ils ont trop besoin de cet argent pour soutenir une industrie qui fabrique des chômeurs par millions, une industrie dont les actionnaires sont ... les opérateurs du marché financier, banques comprises.
"Pittsburg oublie les vrai questions" nous dit Libé dans un article en ligne. Mais NON, Pittsburg n’oublie rien, et Libé non plus, les vrai questions sont écartées, pas oubliées, au nom des intérêts bien compris de la classe qui dirige le monde et le paradoxe c’est que cette débauche de media-réalité qui nous est servie trouve son public et fait vendre des journaux.
Nous aurons sans aucun doute un brillant communiqué final, sans aucun doute déjà rédigé, dont la longueur conventionnelle cachera le vide sidéral des propositions, et le monde continuera comme avant, juste un peu plus désarmé devant la trahison des élites politiques manipulées par les héritiers du club du Mont Pellerin et leurs enfants illégitimes de tous les think tanks du monde.
Une bonne nouvelle tout de même : Le G20 qui ne recule devant aucun sacrifice est prêt à prendre ses responsabilités en assurant la direction du monde à la place du G8 : les 173 oubliés de l’ONU peuvent se rassurer : La démocratie est en marche, il se trouve déjà des éditorialistes pour le dire.
