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Le FMI est de retour

La stratégie du choc

samedi 28 mars 2009, par Jean Tosti

Il y a quelques mois, tous les commentateurs "avisés" évoquaient un Fonds monétaire international (FMI) en crise, voire à l’agonie. Mais, tel le phénix, le FMI vient de renaître de ses cendres, pour le plus grand bonheur des néolibéraux et pour le plus grand malheur des peuples. Et si finalement la crise actuelle débouchait sur le renforcement de la stratégie mise en place depuis plusieurs décennies, cette "stratégie du choc" si bien décrite par Naomi Klein ?

Plusieurs pays européens ont déjà demandé l’aide financière du FMI et l’ont obtenue. Certains d’entre eux n’appartiennent pas à l’Union européenne (Islande, Ukraine, Géorgie, Serbie), d’autres font partie des nouveaux États membres ayant rejoint l’Union en 2004 ou en 2007 : c’est le cas de la Hongrie, de la Lettonie, et plus récemment de la Roumanie.

Nul ne peut contester que ces pays ont besoin d’aide. Seulement, le FMI n’a rien changé à ses remèdes de cheval, ceux-là mêmes qui ont conduit à la ruine ses meilleurs élèves il y a quelques années (l’Argentine en est l’exemple le plus spectaculaire). L’aide du Fonds est en effet conditionnée à la mise en place de plans d’austérité destinés à "assainir" le budget des États par des coupes sombres dans les dépenses publiques. Jeffrey Franks, négociateur du plan de "soutien" à la Roumanie, souligne que "le gouvernement roumain ne peut plus se permettre le luxe d’un déficit important". Et que, dans ces conditions, il importe de mettre en place une "réforme du système des salaires dans le secteur public", dont la facture aurait doublé ces quatre dernières années, ainsi que du système des retraites, qui exerce une "pression énorme" sur le budget. Jeffrey Franks appelle cela des "conditions ambitieuses mais réalistes" !

En Hongrie, ce sont également les retraites qu’on met au banc des accusés. Selon le FMI, c’est l’absence d’une réforme du système des retraites qui a vidé les caisses de l’État. Honte à la Hongrie, où les retraites auraient absorbé près de 10 % du PIB, et où on versait même un treizième mois aux retraités ! Le docteur FMI va modifier tout ça. Et puis, comme le dit le ministre des finances hongrois, "la grande leçon à tirer des dernières années est qu’il faut oublier la hausse ambitieuse des dépenses sociales et le financement du niveau de vie de la société par des crédits".

Quant à la Lettonie, qui avait connu ces dernières années une croissance aussi spectaculaire qu’artificielle, le soufflet est retombé, et là aussi ce sont les fonctionnaires qui en font les frais, avec une amputation de 15 % de leurs rémunérations, dont les observateurs estiment qu’elle ne va pas tarder à s’étendre au secteur privé. En outre, les Lettons ont vu leur taux de TVA (l’impôt le plus injuste qui soit) grimper à 21 %.

Qu’il soit dirigé par un ultra-conservateur comme Camdessus ou par un pseudo-socialiste comme Strauss-Kahn, le FMI ne change pas. Et on frémit à l’idée que le G20 entend lui donner plus d’argent et plus de pouvoirs. Le seul espoir pour les peuples consiste à manifester leur colère et à se révolter. "Nous ne paierons pas pour leurs crises", tel est le cri qui doit tous nous unir en cette période où le pire est encore à venir, si nous ne faisons rien.

Source photo : http://fr.wikipedia.org/wiki/Domini...

2 Messages de forum

  • Lettre ouverte au G20 Le 29 mars 2009 à 17:20 , par La fourmi autodidacte

    UNE FIN DE CRISE POSSIBLE ….

    Pendant que les éminences politiques de ce monde s’affairent à vouloir sauver un système d’économie de marché en faillite les grands penseurs de ce temps, accumulent les constats, analysent les raisons profondes de cette crise, peu d’entre eux s’aventurent vers des propositions globales, peu d’entre eux “osent“ la reconstruction globale…

    Il ne faut pas se cacher la face , le bricolage n’est pas de mise, il s’agit bien d’une transformation du mode de vie et de pensée de l’être humain pour une préservation de son espèce , des espèces animales et de leur environnement,pour une préservation des richesses du sol, du sous sol et des espaces marins

    .A un problème mondial une réponse mondiale, à des questions complexes des réponses complexes.En d’autre terme une révolution nécessaire, une autre articulation du monde vivant dans son environnement.

    Ce changement ne peut ce faire que part une gouvernance mondiale démocratique , sans droit de veto des plus forts sur les plus faibles,une gouvernance intégrant réellement les voix des plus petits états ( pas une G.M 20 mais une G.M 192 ! ) .On peut imaginer une gouvernance collégiale à partir de cinq continents englobant des régions incluant les états actuels. Notre identité ne serait plus nationale mais mondiale, notre pensée ne serait plus réduite à une identité nationale mais à une identité régionale,continentale,globale.

    Cette gouvernance devrait dans un bref délai créer les instances nouvelles nécessaires certaines utilisant les structures déjà existantes (par exemple celles de l’ONU,OMS,TPI....) et planifier de nouveaux plans directeurs en matière d’échanges entre les cinq continents .

    N’ayons point peur de la complexité il nous faudra vivre à l’avenir avec elle de la même manière que nous devront vivre avec la richesse et la complexité culturelle…

    Pour que cette révolution n’entraîne pas comme par le passé son lot de misères,de brutalités et de morts , il est nécessaire de prévoir des gardes fous dans les périodes de transitions afin de ne pas accentuer encore les dégâts actuels , d’où l’idée dans un premier temps de passer d’une macro économie financière à une micro économie de marchés régulés et de mondialiser (terme qui remplace le terme nationaliser si couramment utilisé aujourd’hui ) les plus grandes entreprises mondiales.Cette période transitoire garderait un système d’échanges micros économiques ( micro crédits, micro capital…) et fonctionnerait principalement par une production mondiale de biens et services déterminés en fonction de priorités écologiques définies par la G.M .

    La fourmi autodidacte

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  • Lettre ouverte au G20 (suite) Le 29 mars 2009 à 17:23 , par La fourmi autodidacte

    UNE FIN DE CRISE POSSIBLE ….

    Ou trouver les ressources d’une telle réforme ? Ce projet collectif doit pouvoir résoudre rapidement les grandes problématiques actuelles à savoir désastre humanitaire , perte identitaire, désastre écologique,désastre “ économique “ ………

    Les ressources sont a trouver dans les potentiels humains et dans la mondialisation des richesses de cette terre et de son environnement :

    - les ressources du sous sol ( pétrole, gaz, uranium, diamant… .etc ..) représentent un capital qui appartient à tous et qui devrait être réparti pour chaque individu vivant sur cette planète indépendamment du lieu de naissance ou de vie, ce capital n’est pas cumulable et n’est transmissible qu’à la communauté internationale, cette première mondialisation permettra d’envisager :

    - des mesures sociales mondiales à savoir la création d’un REVENU MONDIAL D’INSERTION et d’une COUVERTURE MONDIALE MALADIE , elle permettra aussi de ne pas mettre les individus en compétions pour leur survie , d’éviter les migrations économiques… ,

    - des mesures indispensables à la vie , l’eau devrait être considérée comme un “ patrimoine “ de l’humanité et être accessible à tous, la G.M devra aussi participer activement à la préservation des espèces animales et végétales …..

    - des mesures de reconversion des entreprises mondiales d’armement ………
    - des mesures de ………

    Utopie ! C’est l’utopie qui construira nos rêves et nos actions futures, voilà du travail pour tous , recréer un monde , travailler plus oui mais pour un autre monde !

    La fourmie autodidacte

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