On a appris hier que des universités françaises avaient vendu des diplômes à des étudiants chinois. Et tous les médias de s’étrangler d’indignation !
Mais n’est-ce pas là l’aboutissement logique de la marchandisaiton de l’éducation et de la recherche que le mouvement actuel des enseignants et chercheurs essaie tant bien que mal de contenir ?
N’est-ce pas dans le droit fil du processus de Bologne et de la stratégie de Lisbonne qui veulent construire une "économie de la connaissance" en faisant de la connaissance une marchandise comme une autre ?
Le cocasse, mais ô combien instructif, de cette affaire est que l’Université de Toulon a vendu le diplôme de l’IAE (Institut d’administration des entreprises) : pour bien administrer les entreprises capitalistes, tout doit être rendu marchand.
On peut décerner au Président de l’Université de Toulon le titre de docteur honoris causa et aux étudiants chinois la mention "très bien". Ils ont tous parfaitement compris la logique du système.
Photo : kokeshi Flickr



Ne mélangeons pas tout ... Le mouvement "actuel" (si l’on veut bien, cela fait près de 40 ans que ça dure... ) des enseignants et chercheurs essaie surtout de préserver leur statut de fonctionnaire. L’échec des universités publiques en France est évident et démontré chaque année (cf. les différents classements internationaux) ? Pas grave, on touche de toute façon sa petite paye à la fin du mois,et ce jusqu’à sa retraite (à quel âge déjà ?). De l’autre côté de l’atlantique, les universités privées sont un modèle d’ouverture, d’innovation et d’intégration. Pouquoi persister avec un modèle français complètement dépassé et totalement inefficace ?