Le président de la République s’est fait élire sur une imposture : travaillez plus pour gagner plus.
Son premier geste de président fut une forfaiture en refusant de soumettre le traité de Lisbonne à un référendum, remettant ainsi en cause le vote du 29 mai 2005.
Face à la boursouflure financière, le plan concocté se résume à une démesure : tout pour les banquiers après avoir accordé un paquet fiscal aux riches, rien pour le travail.
Si, une chose pour le travail : reculer l’âge de la retraite à 70 ans. La promesse de ne pas porter atteinte à la retraite à 60 ans s’achève en parjure.
Interrogé au sujet de la crise ce matin sur France inter, Jacques Attali, parfaitement en phase avec le discours en trompe-l’œil du gouvernement, accumule les propos contradictoires : les salariés ont été les parents pauvres de ces vingt dernières années et la retraite à 70 ans est une bonne chose. Avec autorité, il poursuit en affirmant que les actionnaires ont trop reçu et, aussitôt, que la spéculation permet de « réfléchir à l’avenir », comme le font « le médecin ou le philosophe ». Il n’hésite pas à parler de « faux métier de la finance » créant une « richesse virtuelle », puis de « beau métier » sans lequel « nous serions encore à l’âge de pierre ». Il convoque Spinoza et Hegel, confondant réflexion sur l’avenir et boursicotage au jour le jour. Inculture.
Photo : dalberaFlickr
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