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La crise ou comment s’en laver les mains - François Rebsamen (PS) démissionne du Conseil d’administration de Dexia

vendredi 24 octobre 2008, par Ivan Du Roy

François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et bras droit de Ségolène Royal, a annoncé le 23 octobre qu’il démissionnait du Conseil d’administration de la banque Dexia. Vous avez bien lu : le dirigeant socialiste, comme d’autres élus français et belges, était l’un des quinze administrateurs de Dexia, cette même banque qui vient d’être rachetée par les Etats français, belge et luxembourgeois pour cause de faillite. Il est logique que des élus siègent dans les instances d’une banque dont l’activité principale est de financer les collectivités locales.

Que ces mêmes élus, rémunérés 20 000 euros par an en jetons de présence pour leur mandat, n’aient rien vu venir et se déchargent de toute responsabilité, est beaucoup plus surprenant. « Les circonstances actuelles exigeraient un travail et une implication que je considère comme incompatibles avec le temps que je me dois de consacrer à mes mandats d’élus », a expliqué le proche de Ségolène Royal pour motiver sa démission.

On aurait aimé qu’il consacre davantage de temps à éviter que la banque qu’il administrait ne fasse faillite et ne coûte six milliards d’euros aux contribuables. Surtout quand on prétend dénoncer la « dérive spéculative des marchés financiers » (dans la motion qu’il soutient en vue du Congrès du PS).

Cinq autres élus siègent au CA de Dexia : Christophe Béchu (UMP), président du conseil général de Maine-et-Loire, Philippe Duron (PS), président du conseil régional de Basse-Normandie, Jean-Pol Henry, député socialiste belge et conseiller communal de Charleroi , Antoine Rufenacht (UMP), maire du Havre , René Thissen (centriste), sénateur belge et conseiller communal de Waimes.

Photo : philippe grangeaud / solfé communications - Flickr

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