Les banquiers/ croupiers ramassent consciencieusement les jetons jetés sur le tapis « pour le personnel » baptisés « commissions » à chaque tour de la roulette et finiraient par se faire une bonne paie si, pris par l’ambiance, ils ne jouaient pas leurs fonds propres sur le tapis en même temps que ceux de leurs clients.
Les états du tiers monde ont les poches vides, dette mondiale oblige. Les autres aussi d’ailleurs. La différence, c’est que personne à ce jour ne s’est risqué à demander aux USA de rembourser. Le marché financier prête aux états et à défaut de jetons ce sont des reconnaissances de dettes que les pays mettent sur la table de jeu.
Dans les petites salles, celles réservées aux petits joueurs, on joue pour gagner sa maison, ne pas la perdre, pour financer les études de ses enfants, ou juste pour remplir son caddy et les banques prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas puis revendent à d’autres banques les reconnaissances de dettes.
Mais voici que tout se gâte : Les petits joueurs sont lessivés et ils sont devenus trop nombreux pour qu’on leur envoie les gros bras du casino. Leurs reconnaissances de dette ne valent plus rien et les banques doivent être refinancés par les états pour pouvoir continuer à faire circuler les jetons sur les tables.
Les états sont endettés et on manque de liquidités dans la sphère réelle, alors les marchés financiers de la sphère financière, propriétaires majoritaires du casino vont devoir une fois de plus sauver le monde en prêtant aux états cet argent qu’il n’est pas question de leur faire rembourser par l’impôt.
Dans les états du tiers monde il y a des citoyens, qui ont les poches et l’estomac vides alors c’est promis, le FMI va prêter de l’argent aux pays les moins avancés. Il sera refinancé par les états du G20 mais comme ces derniers ont aussi les poches vides, ils devront emprunter cet argent aux propriétaires du casino.
Dans la sphère financière, on a bien compris : La situation est grave. A Londres, on s’est mis d’accord : pendant quelques temps, on va être raisonnables, on va mieux surveiller ce qui se passe dans les paradis fiscaux, on fera les gros yeux aux joueurs qui prennent trop de risques. Il faudra attendre un peu pour que le casino redémarre à fond.
Le FMI, la banque du casino, se porte mieux que jamais avec des moyens accrus et peut-être sera-t-il le seul à ne pas souffrir de la crise, son autorité renforcée sous le contrôle des marchés qui le financent, directement ou indirectement.
Au lendemain du G20, les pays se réveillent avec la gueule de bois : En 24 heures, sans que ça leur coûte rien, les propriétaires du casino mondial qui leur ont vidé les poches ont encore trouvé le moyen de leur faire payer l’addition pour le droit de continuer à jouer.




REVOLUTION ET VITE !!!
Au lieu de vivre au dessus de nos moyens chers amis, commencons par rembourser nos crédits avant de crier à la révolution !
Nous ne vivons pas au dessus de nos moyens, c’est une poignée de grandes fortunes qui nous les ont volés. Rien qu’en France 30 milliards sont gaspillés tout les ans pour alléger la fiscalité des plus riches, 50 milliards de fraude fiscale est rendu possible tout les ans par l’existence des paradis fiscaux. Les moyens ils sont là, il suffit d’aller les chercher...