Il arrive que certains signes apparaissent dans le ciel privé d’étoiles par la pollution du monde réel dans lequel nous vivons : Les grands prêtres du veau d’or qui se cachent à l’ombre des paradis fiscaux s’intéressent à nous. Ils le font par l’intermédiaire des gouvernements, bergers de nombreuses populations de vaches à lait qui, malgré les conseils de Moïse s’appuyant sur les tables de la loi, continuent à adorer le veau d’or.
Parmi ces signes que les média et beaucoup d’économistes ont depuis longtemps renoncé à interpréter, retenons-en deux pour l’exemple : les conclusions du G20 et plus récemment l’annonce par notre omniprésident de l’emprunt du siècle, qui devra financer l’après de la crise à défaut d’en gérer la sortie.
Reprise d’un communiqué signé "Les Amis de la Terre" qui lancent, avec cinq autres ONG [2] membres du réseau international BankTrack, le site internet « Secrets bancaires » (www.secretsbancaires.fr), qui dévoile les investissements controversés des grandes banques européennes parmi lesquelles figurent les trois françaises BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole.
A cette occasion, les Amis de la Terre ont mené une « opération transparence » à Paris pour réclamer la mise en place de politiques responsables et transparentes pour tous les secteurs à risques et pour l’ensemble des activités bancaires.
G20 ? ONU ? Rapport Stiglitz ? À l’occasion de la visite de François Houtart à Paris, Attac France ouvre le débat pour élucider les enjeux et lancer les mobilisations des mois à venir.
Une fois n’est pas coutume, l’annonce de ce débat qui sera une des rares occasions de parler de ces questions en France avant le 24 juin.
Quand on regarde la vidéo ci-dessous, on se dit qu’elle a tout pour figurer sur ce blog.
Quand on creuse un peu, de liens en liens, on s’aperçoit que savethetraders.com renvoie, devinez où ?
Vers une pub sur le site de VOLKSWAGEN !
Quand la pub et les multinationales récupèrent la crise. C’est assez symbolique et démontre que sans actions citoyennes, ceux qui nous ont menés dans le mur reprendront la main comme avant, "business as usual" comme on dit.
N’hésitez pas à donner votre avis...
Pour écouter le fichier audio, cliquez sur le petite bouton "Play".
Titre du programme sonore : L’homo trader
Auteur : Marie-Andrée de Saint-André
Production : ARTE Radio.com
L’évolution continue : après le poisson, le singe, l’homme et la femme, voici qu’apparaissent de nouvelles espèces. Le promosapiens avide de réductions, le prolopithèque flexible, la grabazoaire... Pour les observer dans leur milieu naturel, Marie-Andrée de Saint-André visite la Petite Gâterie de l’Evolution.
À une semaine de l’élection du Parlement européen, voici quelques sujets glanés dans l’actualité ces jours derniers, susceptibles de contribuer à la clarification des choix politiques.
Dans Le Monde du 30 mai 2009, un point de vue tiré de l’Agence économique et financière, signé Ian Campbell, est titré « L’exclusion de certains membres de la zone euro s’impose ». Diantre, voilà qui est dit, sans détour. Et pourquoi ? Parce que la meilleure solution pour sortir de la crise et retrouver la compétitivité affaiblie par la surévalutaion de l’euro serait de « réduire le coût du travail », mais « il n’est jamais facile de faire accepter des baisses de salaire » (ouf !).
Fidèle à sa démarche d’éducation populaire, Attac souhaite clarifier les enjeux de cette élection et ceux de la construction européenne aujourd’hui. L’association a organisé le 15 mai une rencontre entre les listes candidates et les citoyens.
Cécile Duflot (Europe Ecologie), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Patrick le Hyaric (Front de Gauche), Omar Slaouti (NPA), Pervenche Berès (Parti Socialiste) ont répondu à nos questions.
Le rapport sur le partage de la valeur ajoutée remis par le directeur de l’INSEE, Jean-Philippe Cotis, à Nicolas Sarkozy, ne clôt pas le débat, il l’enferme dans une double impasse.
Sa première conclusion, reprise en chœur par tous les médias et surtout par le Medef, est que, depuis vingt ans, la part des salaires dans la valeur ajoutée est restée stable en France. Dans une discussion qui avait opposé il y a quelques semaines Denis Clerc et Michel Husson, on avait montré combien le choix du point de comparaison était important (voir ci-dessous « La bosse et le creux »). Selon que l’on prenait le point le plus haut atteint par la part salariale (autour de 1982, avant que la politique de désindexation du salaire par rapport à la productivité du travail n’entre en application) ou le point le plus bas (fin des années 1980, après que celle-ci eut produit ses ravages), on arrive à un résultat diamétralement opposé.
Pas de surprise en vue, la loi Création et Internet va passer. mais nos députés savent-ils de quoi ils parlent ? Bakchich les a questionnés sur le peer to peer et les réponses vont du pire au pire...
On a souvent ironisé sur les banquiers et notamment sur le cas de Daniel Bouton, depuis hier ex-PDG de la Société générale. Il s’agit bien sûr non pas de stigmatiser des personnes, aussi détestables que soit leur comportement, mais bien un système bancaire « par qui le malheur est arrivé » pour le dire vite.
La semaine qui vient de s’écouler a été encore fertile en rebondissements qui, tous, confirment les diagnostics et analyses portés ici sur les relations entre l’économie productive et la finance, relations qui sont au cœur de l’accumulation capitaliste.
Quinze pays africains de l’ancien empire colonial français ont bradé lors de l’indépendance leur souveraineté monétaire, la confiant à l’ex Métropole qui ne s’est pas privée d’imposer en janvier 1994 une dévaluation unilatérale du Franc CFA de 50% pour 14 des 15 pays membres de la zone et de 25% pour les Comores. Cela se traduit par une dépendance totale de ces pays dans la définition et la mise en œuvre des politiques monétaires et partant économiques et sociales. En contrepartie, il est vrai, la France assure la garantie de la parité fixe du Franc CFA par rapport à l’Euro depuis le 1er janvier 1999 (1€=655,957 Franc CFA).
Le 17 avril dernier, les ministres des finances de la zone Franc CFA ont reçu les directives de leur cheftaine française pour se préparer à faire face aux effets attendus de la crise mondiale, y compris sur les économies des pays pauvres et des pays les moins avancés (PMA). Les directives relèvent du libéralisme dans toute sa splendeur : recourir prudemment à des politiques publiques d’investissement pour aider les entreprises tout en veillant à maintenir, voire à réduire les salaires et les dépenses publiques d’assistance aux populations.
Le pire est qu’il se peut que cette rencontre périodique d’encadrement des politiques des pays de la zone du Franc CFA ne soit le prélude à une mise en condition pour une soudaine et brutale dévaluation du genre de celle de 1994 : Qui pourra s’en émouvoir a posteriori ? L’Union africaine qui n’a rien à voir ? Le FMI présidé par qui on sait ? Ou le G20, ce Zorro des temps de crise ? Il n’y aura que les chefs d’État des pays de cette zone qui clameront haut et fort qu’il s’agit d’une décision souveraine, prise par eux et eux seuls, en toute responsabilité et sans pression aucune de la Métropole bienveillante.
Objectif : mettre les compétences des membres d’Attac au service d’une contre-information face au déferlement médiatique quotidien sur la crise. Contenus : des textes courts et signés qui collent à l’actualité, des images et vidéos avec possibilité de réaction des internautes.